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L'ambassadeur français en Colombie pour des "négociations sans conditions"

01/10/2006 - CyberPresse, El Tiempo

L'ambassadeur de France en Colombie, Camille Rohou, exhorte le gouvernement colombien et la guérilla des FARC à "négocier sans conditions" en vue de la libération des otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, dans un entretien publié samedi par le quotidien El Tiempo.

Cet appel intervient après le geste du président colombien Alvaro Uribe qui a accepté jeudi de démilitariser deux municipalités du sud-ouest du pays, conformément aux exigences de la guérilla pour négocier un échange humanitaire entre les rebelles détenus et les otages.

"Les intentions du président Uribe sont encourageantes. Mais il me paraît nécessaire à présent de passer à une nouvelle étape et s'asseoir pour négocier sans conditions", a estimé l'ambassadeur français.

La guérilla marxiste des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) réclame la libération de 500 guérilleros emprisonnés contre celle de 58 otages, des personnalités politiques et militaires, dont Ingrid Betancourt, 44 ans, ex-candidate à l'élection présidentielle, enlevée en février 2002.

Le président colombien Alvaro Uribe avait réaffirmé vendredi être prêt à négocier sur les conditions de la "zone de rencontre", tout en précisant qu'il ne s'agira pas d'un "refuge pour le délit", ni un "camp de récupération militaire pour le terrorisme".

L'ambassadeur français appelle le gouvernement et les rebelles à faire passer la "vie des personnes" avant leurs désaccords sur les modalités de l'échange humanitaire.

"Ce défi présente deux autres aspects : la possibilité d'abaisser la défiance que chacun ressent pour l'autre et ainsi pouvoir parler de réconciliation et de paix", souligne l'ambassadeur, ajoutant que "la communauté internationale est disposée à apporter son appui".

Peu de temps après cette déclaration, le numéro 2 des FARC, Raul Reyes, a souhaité que l'échange humanitaire ait lieu "au plus tôt car beaucoup de temps a été perdu", dans un entretien à l'agence de presse Colprensa.

Il s'agit de la première déclaration officielle de la guérilla marxiste après le geste du président colombien Alvaro Uribe qui a accepté jeudi de démilitariser deux municipalités du sud-ouest du pays, conformément aux exigences de la guérilla.


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