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Manifestation à Paris devant l'ambassade de Colombie

03/10/2005 - Radio Caracol

Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la résidence de l'ambassadeur de Colombie à Paris pour demander au gouvernement colombien des « preuves concrètes», qu'il  travaille réellement pour la libération des kidnappés, en particulier pour celle d'Ingrid Betancourt, en pouvoir des FARC depuis plus de 1.300 jours.

En présence de Melanie Betancourt, la fille de l'ex candidate présidentielle, et de la journaliste Florence Aubenas, qui a été kidnappé en Iraq au début de l'année, les manifestants se sont regroupés devant la résidence diplomatique.

Dans cette manifestation organisée par le Comité de soutien (parisien) à Ingrid Betancourt, on trouvait des pancartes avec les slogans « Ne vous opposez pas à la libération d'Ingrid et des otages » et « Des preuves,… Maintenant ! »

Unporte-parole du comité a assuré qu'ils auraient voulu rencontrer l'ambassadeur colombien, mais que ce dernier avait quitté la résidence une heure avant leur arrivée.

« Il ne voulait apparamment pas parler avec nous. Probablement suite à des directives de son Gouvernement », a-t-il affirmé.

La fille d'Ingrid Betancourt a demandé qu'on maintienne la mobilisation pour exiger la libération de sa mère, kidnappée par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) depuis le 23 février 2002, quand elle faisait campagne électorale aux présidentielles en condition de candidate du parti Oxygeno Verde.

Melanie a demandé au gouvernement colombien qu'il accepte la proposition des FARC de s'abstenir de toute activité militaire dans les villages de Florida et de Pradera, une zone de quelque cinq cents kilomètres carrés, pendant 30 jours.

Le Comité a demandé des preuves que, comme il le prétend, le gouvernement colombien travaille bien à la libération d'Ingrid Betancourt et du reste des otages.

« Ils disent qu'ils s'en occupent, mais il n'y a aucun résultat. Nous voulons qu'ils nous prouvent qu'ils travaillent pour résoudre une situation que ne peut pas continuer », a indiqué le porte-parole.

En outre, le Comité a fait un appel au gouvernement français pour que « il ne se contente pas ce qui a été fait jusqu'à présent, d'avoir établi un contact avec le FARC, mais qu'il continue à travailler » pour la libération de la femme politique.


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