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31/10/2004 : Les Farc : "nous ne faisons pas confiance à Uribe"
Dans une entrevue divulguée par l'Agence locale ANNCOL (proche des Frac), le porte-parole de la guérilla des FARC, Raúl Reyes, a déclaré que le groupe rebelle ne négocierait un accord humanitaire que dans une zone démilitarisée dans le sud de la Colombie, bien qu'il n'ait pas dit clairement si ses propos étaient une réponse officielle à la proposition faite jeudi par le gouvernement.
30/10/2004 : Échange de prisonniers: la Colombie sollicite la Suisse
Le président colombien a indiqué jeudi soir avoir demandé au gouvernement suisse de remettre aux Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) une proposition concrète, dont le premier pas serait la libération unilatérale de 15 guérilleros emprisonnés pour délit de rébellion et non des crimes de sang.
Après la libération unilatérale des 15 prisonniers, le gouvernement colombien attend "un geste" de la guérilla, a déclaré M. Uribe, qui pourrait être la libération de 15 otages. Ensuite, les deux parties pourraient se réunir à Bogota dans une ambassade, en l'occurence la nonciature apostolique, pour se mettre d'accord sur le reste des libérations.
29/10/2004 : Le prix Sakharov n'ira pas à Ingrid Betancourt
Le Parlement européen a décerné hier son prix Sakharov “pour la liberté de l’esprit” de l’année 2004 à l’Association biélorusse de journalistes, considérée comme “le champion de l’indépendance des médias” dans son pays.
L’attribution du prix Sakharov à l’association des journalistes biélorusses avait été proposée par le groupe PPE-DE (Parti populaire européen-Démocrates européens), majoritaire au sein du parlement. Le groupe socialiste avait proposé Ingrid Betancourt, les Verts avaient pour leur part proposé de primer conjointement la militante tchétchène des droits de l’homme Natalia Estemirova et l’ex-dissident soviétique et actuel opposant, en Russie, à la politique du président Poutine en Tchétchénie, Sergueï Kovalev.
28/10/2004 : Plus de deux millions et demi d'enfants exploités en Colombie
Au moins 2.5 millions d'enfants entre 5 et 17 ans travaillent en Colombie sans recevoir un juste salaire, dans des conditions inhumaines et soumis à une vraie exploitation : c'est une des situations les plus dramatiques de l'hémisphère, a révélé vendredi un rapport de Nations Unies.
D'après cette étude, 500.000 mineurs travaillent comme marchands ambulants ou sont obligés d'exercer la mendicité, 300.000 travaillent comme domestiques, 200.000 dans l'industrie minière, 25.000 dans la prostitution et 11.000 sont utilisés comme combattants dans le conflit interne
27/10/2004 : Uribe rejette la proposition des Farc
Le président de Colombie, Alvaro Uribe, a catégoriquement rejeté l'exigence des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) de démilitariser une zone pour négocier un échange de prisonniers avec la guérilla.
26/10/2004 : Les Farc envoient une video montrant certains de leurs otages prisonniers
Dans une vidéo remise par les Farc à des journalistes, douze ex députés de l'Assemblée départementale Départementale de la Vallée, kidnappés par la guérilla des Farc depuis plus de 30 mois, ont supplié le président Álvaro Uribe de négocier un accord humanitaire pour mettre fin à leur calvaire prolongé.
25/10/2004 : Ingrid Betancourt aurait failli mourir lors d'une grève de la faim
L'ancienne candidate à la présidence colombienne Ingrid Betancourt, otage de la guérilla des FARC, aurait failli mourir au cours d'une grève de la faim entreprise pendant sa captivité, a déclaré samedi à Bogota sa mère Yolanda Pulecio.
24/10/2004 : Mille jours de séquestration pour Ingrid Betancourt
Des Milliers d'arbres seront semés dans une douzaine de pays pour commémorer le 19 novembre les 1.000 jours de captivité de l'ex candidate présidentielle colombienne Ingrid Betancourt, au pouvoir du FARC.
23/10/2004 : La Colombie veut d'extrader des «Européens» qui soutiennent les FARC
Le président de Colombie, Alvaro Uribe, a averti vendredi à Lima qu'il allait demander l'extradition de «ressortissants européens» qui soutenaient le terrorisme dans son pays, «quelle que soit leur nationalité».
Sans les nommer, le président Uribe faisait allusion à un groupe de ressortissants danois dont on a appris récemment qu'ils étaient membres d'une organisation qui a collecté quelque 8000 dollars et comptait remettre cet argent à la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), la principale guérilla marxiste de ce pays forte de quelque 17 000 hommes.
22/10/2004 : Des Eurodéputés tiennent une audience pour défendre un leader syndical colombien
Un groupe d'eurodéputés a demandé la libération de la presidente de l'Asociación Campesina de Arauca (ACA), Luz Perly Cordoba, arrêtée en février passé.
En février 2003, Perly Cordoue avait accompagné une mission d'observation en Arauca, et suite à ses efforts dans la défense des droits humains elle a été victime "d'une campagne de persécution constante", indique le texte.
L'altermondialiste français José Bové, qui parlait au nom de la Coordination Européenne Campagnarde, a déclaré que dans le cas de Luz Perly il ne s'agissait pas d'une répression isolée, mais "d'un cas typique de criminalisation de la protestation sociale".
21/10/2004 : La Suisse, ultime espoir ?
La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie confirme l'existence de contacts avec la Suisse. Les diplomates suisses reconnaissent jouer un rôle de facilitateur en vue de la libération d'otages des FARC, sans toutefois en être médiateurs.
Lundi soir, Raul Reyes avait indiqué que la guérilla refusait que Berne joue le rôle de médiateur envisagé par M. Uribe. Il a rappelé l'exigence des FARC de traiter directement avec le pouvoir pour régler le conflit colombien, "sujet interne" au pays.
De son côté, l'Église Catholique colombienne a demandé aux Farc de renoncer à son exigence de démilitariser deux communes du département du Caquetá pour faciliter la libération des kidnappés .
20/10/2004 : Les Farc acceptent un dialogue avec l'Eglise
Les Farc acceptent de dialoguer avec l'Église colombienne à l'intérieur ou en-dehors du pays, et d'avancer ainsi dans des contacts qui permettraient un accord humanitaire pour la libération des kidnappés. Ils ont par contrerejeté une médiation de la Suisse pour obtenir un rapprochement entre le Gouvernement et les Farc.
18/10/2004 : Des arbres pour la liberté des séquestrés
En Colombie, à l'approche du millième jour de séquestration d'Ingrid, le 19 novembre prochain des milliers d'arbres seront semés pour qu' il n'y ait plus ni séquestrations ni disparitions.
17/10/2004 : S'il est élu, John Kerry conditionnera l'aide militaire au respect des droits de l'homme
S'il est élu, John Kerry conditionnera l'octroi de l'aide militaire américaine contre les groupes illégaux et les narcotrafiquants au respect des droits de l'homme en Colombie. Cette aide impliquera la rupture des liens entre forces armées et groupes paramilitaires.
16/10/2004 : Résistance et autonomie indigènes dans le Cauca. Par Justin Podur
Le président colombien Álvaro Uribe Vélez est sorti vainqueur des élections de 2002 parce que 5,8 millions de votants (la population du pays s’élève approximativement à 44 millions) ont cru en ses promesses d’éradiquer la guérilla en alimentant la guerre civile.
15/10/2004 : La Haye donnera 1,5 million pour désarmer 1000 combattants colombiens
Le gouvernement des Pays-Bas va accorder à la Colombie environ 1,5 million de dollars pour aider à la réinsertion dans la vie civile d'un millier de combattants irréguliers; le programme vise à démobiliser 1000 jeunes âgés de 18 à 24 ans qui ont quitté les rangs des groupes paramilitaires d'extrême droite ou de la guérilla d'extrême gauche.
14/10/2004 : 60 à 70% de femmes colombiennes auraient été victimes de violences
Les abus sexuels constituent la pratique la plus généralisée, selon un rapport publié ce mercredi en Suisse par Amnesty International.
On considère que durant les quarante années de conflit interne, tous les groupes armés - depuis les groupes partisans et les paramilitaires jusqu'aux forces de sécurité - "ont abusé ou ont exploité sexuellement les femmes, tant parmi les civils que parmi ses propres combattantes, en essayant de contrôler les domaines les plus intimes de leurs vies".
13/10/2004 : Feu vert du Congrès des Etats-Unis pour des opérations militaires en Colombie
Ce samedi, dans une session inhabituelle étant donné la pression due à l'approche des élections présidentielles, le Congrès américain a autorisé des opérations militaires en Colombie, pour participer à la recherche d'Américains kidnappés dans ce pays.
Dans le passé, le personnel militaire était seulement autorisé à mener des actions de guerre en cas de légitime défense; il pouvait se déplacer avec des militaires colombiens à la recherche des kidnappés, mais sans participer à des combats éventuels.
12/10/2004 : l'Eln propose aux Farc de faire alliance contre la politique du président Álvaro Uribe
Le message, signé "depuis les montagnes de la Colombie" par la Sixième Séance plénière de la Direction Nationale de l'Eln, est adressé à 'Manuel Marulanda '.
"En considérant le rejet croissant de la politique d'Uribe, la Séance plénière a conclu en la nécessité de dynamiser une politique claire d'alliance et d'unité où les objectifs de construire la nation, pour la paix et la justice sociale sont les axes déterminants", trouve-t-on dans le message transmis par le biais de l'Agence de Presse Anncol, proche des Farc.
10/10/2004 : Cinq personnes tuées par les FARC
Cinq personnes d'une même famille ont été tuées par les Farc dans la localité de Coloso, dans le nord de la Colombie.
Cette opération apparaît comme une vengeance.
08/10/2004 : Possible libération de 50 guérilléros des Farc
Luis Carlos Restrepo est intervenu devant un comité du Sénat et a insisté sur la proposition du président Álvaro Uribe de libérer environ cinquante guérilleros des Farc emprisonnés pour rébellion.
Le Gouvernement, a dit Restrepo, "est disposé à libérer les guérilléros condamnés pour rébellion et non pour infractions indignes".
"Ne nous demandez pas ce que nous ne pouvons faire", a-t-il ajouté.
07/10/2004 : Ingrid Betancourt, finaliste pour le Prix Sakharov
Ingrid Betancourt a été sélectionnée ce mardi comme une des trois finalistes au Prix Sakharov des Droits Humains 2004 du Parlement Européen, de même que l'Association Bielorrusse des Journalistes et la candidature conjointe de l'activiste tchetchene Natalia Estemirova et du Russe Serguei Covalet.
06/10/2004 : Bogota arme ses députés
En guerre depuis quarante ans, la Colombie compte parmi les pays les plus dangereux au monde pour les syndicalistes, les militants des droits de l'homme, les avocats, les journalistes ou les maîtres d'école. Du plus véreux au plus intègre, les élus ne sont pas en reste.
Depuis 2000, dix parlementaires ont été abattus. Cinq autres ont été enlevés par les guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et attendent toujours, au fin fond de la jungle, d'être échangés contre des rebelles emprisonnés. D'où cette acquisition inédite : la Chambre des représentants a acheté à la police nationale 195 armes automatiques, pour une valeur d'1,3 million d'euros.
Cet arsenal «fait désormais partie du matériel dévolutif confié à chaque parlementaire, au même titre que leur bureau ou leur ordinateur». 57 des 166 députés sont déjà venus retirer leur arme. Les autres attendraient que la controverse s'apaise. Car cette insolite dotation en a choqué plus d'un, la surabondance d'armes à feu dans ce pays perméable à tous les trafics n'étant pas étrangère aux 30 000 à 35 000 morts violentes comptabilisées chaque année en Colombie.
05/10/2004 : la complaisance vis-à-vis des milices fait scandale
Dans une conversation qui aurait dû rester confidentielle mais qui a été enregistrée et publiée par l'hebdomadaire Semana, le haut-commissaire à la paix colombien, Luis Carlos Restrepo a proposé aux chefs des groupes paramilitaires d'extrême droite les moyens d'échapper à la justice internationale. Depuis cette publication, les journalistes de Semana ont fait l'objet de menaces et se plaignent d'écoutes téléphoniques illégales.
Le processus de paix ne correspond pas à des négociations «entre parties opposées mais à une alliance entre l'Etat et les paramilitaires», a attaqué le parlementaire et ex-guérillero Gustavo Petro.
Apparues dans les années 1980 sous l'impulsion de militaires, de propriétaires terriens et de narcotrafiquants pour lutter contre les factions d'extrême gauche des Farc et de l'Eln, ces milices privées, fédérées dans les Autodéfenses unies de Colombie (AUC), contrôleraient aujourd'hui près d'un tiers du territoire, souvent avec la complicité ou la complaisance des autorités.
05/10/2004 : Inquiétude des familles de sequestrés quant à l'accord humanitaire
Les parents des politiciens kidnappés par les Farc se sont déclarés dérangés et préoccupés après les déclarations, parfois pour et parfois contre, du président Alvaro Uribe sur sa position quant à un accord humanitaire qui permette la libération des kidnappés.
04/10/2004 : L’alarme est donnée en Colombie en raison de graves signes de paramilitarisation du pays
L’alarme est donnée en Colombie en raison de graves signes de para militarisation du pays. Les autodéfenses ont 49 fronts dans 382 municipalités et sont passées d’un contrôle militaire à un contrôle politique et social.
Le pays a récemment entendu deux congressistes confesser leur adoration pour Salvatore Mancuso et Adolfo Paz . Ils l’ont fait sans pudeur en dépit du fait que le premier soit l’objet de 15 enquêtes (dont trois pour massacres) et que le second, dont l’histoire est déjà longue, soit poursuivi pour séquestration.
Mais c’est à peine de la pointe de l’iceberg de ce que peut signifier aujourd’hui le pouvoir militaire et politique des auto-défenses en Colombie. Un haut fonctionnaire de l’état résumait en substance : " Le projet politique des paramilitaires est plus dangereux que leur projet militaire. La guérilla tôt ou tard négociera car elle perd sa base sociale. Les paramilitaires, au contraire, sont en train de la gagner grâce à un projet politique masqué sous le terme de participation démocratique ".
03/10/2004 : Ce qui se cache derrière le triomphe militaire de Uribe
Quand Uribe a accédé à la présidence, 60% des 40 millions de Colombiens vivaient en dessous du seuil de pauvreté et le pays était dans un état précaire à cause du conflit armé qui dévaste la Colombie depuis quarante ans.
Deux ans plus tard, le recul de la guérilla s’accompagne d’une situation économique désastreuse (avec un déficit possible de 10 % et une dette publique s’élevant à 50 % du produit national brut), d’un Etat toujours déstructuré, d’une augmentation de la pauvreté et des problèmes connexes tels que l’analphabétisme, d’une violence en hausse, commune, urbaine ou émanant de groupes paramilitaires.
02/10/2004 : La barbarie des groupes armés colombiens contre des enfants
La découverte du cadavre lacéré de coups de couteau d'une jeune fille de 15 ans, séquestrée pendant un an par les forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), illustre la férocité des groupes armés qui chaque année prennent de plus en plus d'enfants en otage.
En Colombie 1632 enfants ont été enlevés depuis 1999 et 403 sont encore emprisonnés. 18 sont morts en captivité.
"Lorsque des Italiennes ou un Anglais sont enlevés en Irak, le monde entier s'indigne justement. Ici des groupes organisés comme les paramilitaires ou les FARC, qui ont une audience en Europe, séquestrent nos enfants, nous envoient leur oreille ou un doigt et parfois même les assassinent froidement, dans l'indifférence générale du reste du monde", conclut fataliste Alberto Ortiz, un enseignant de Bogota.
01/10/2004 : Le Pape réitère sa préoccupation pour par la "situation difficile " de la Colombie
Le pape Jean-Paul II a réitéré ce jeudi sa préoccupation pour la situation de violence que vit la Colombie, en recevant les membres de la Conférence Épiscopale colombienne.
Le Saint Père s'est référé "à la situation difficile que traverse la Colombie, d'où arrivent continuellement des nouvelles d'atteintes à la vie, à la liberté et à la dignité des personnes, comme si l'être humain était une marchandise de valeur insignifiante". Il a aussi stigmatisé le phénomène du kidnapping , "un fléau qui détruit des milliers de familles".
01/10/2004 : "Aucune négociation de paix ne peut offrir l'impunité".
Le colombien Luis Guillermo Pérez, secrétaire général de la Fédération Internationale de Droits Humains (FIDH), a parlé de la crise que traverse le processus de paix que le Gouvernement a entamé avec les paramilitaires.
"Nous avons signalé au Gouvernement qu'aucun processus de paix ne peut partir du principe que ceux qui ont commis de graves crimes contre l'humanité puissent profiter en toute impunité de dispositions contraires aux obligations de l'État en matière de Droits Humains", a-t-il spécifié.
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