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La Suisse, ultime espoir ?

21/10/2004 - 24 heures, CyberPresse, RCN Radio

La guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie confirme l'existence de contacts avec la Suisse. Les diplomates suisses reconnaissent jouer un rôle de facilitateur en vue de la libération d'otages des FARC, sans toutefois en être médiateurs.

Dans un texte envoyé au journal télévisé local Noticias Uno, le porte-parole des FARC, Raul Reyes, affirme que les rebelles d'extrême gauche maintiennent des "relations politico-diplomatiques" avec la Confédération.

L'existence de tels contacts avait été révélée par le président colombien Alvaro Uribe, en août, à la soeur d'un des otages des FARC, Angela Giraldo. La jeune femme avait demandé au dirigeant de relancer les négociations, alors au point mort, pour libérer 59 otages politiques et militaires des FARC. La guérilla souhaite les échanger contre ses combattants prisonniers de l'État colombien.

Des contacts existent, et "la Suisse est notre négociateur", lui avait répondu le président. Lundi soir, Raul Reyes a indiqué que la guérilla refusait que Berne joue le rôle de médiateur envisagé par M. Uribe. Il a rappelé l'exigence des FARC de traiter directement avec le pouvoir pour régler le conflit colombien, "sujet interne" au pays.

Après avoir longtemps refusé de confirmer les contacts avec la guérilla, l'ambassade suisse a également nuancé son rôle dans le processus.

Dans une interview diffusée la veille dans un quotidien de Medellin, le nouvel ambassadeur de Suisse, Thomas Kupfer, a évoqué pour la première fois le rôle de Berne dans cette affaire. La Confédération "est disposée à faciliter avec d'autres acteurs, comme l'Eglise, un accord qui permette la libération des kidnappés", a-t-il précisé.

De son côté, l'Église Catholique colombienne a demandé aux Farc de renoncer à son exigence de démilitariser deux communes du département du Caquetá pour faciliter la libération des kidnappés .

"Ce type de proposition n'est pas acceptée dans les sphères gouvernementales. Par conséquent, il est important de rechercher d'autres alternatives et d'autres voies pour conclure un accord humanitaire sans démilitariser aucun territoire ", a dit aux journalistes l'archevêque de Tunja, Luis Agusto Castro, vice-président de la Conférence Épiscopale.


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