La revue de presse   de  www.InfoLibertad.com 

>Ajouter cette page à mes favoris

>Rechercher sur le web

Outils de traduction :   >Free.fr  >Google


Betancourt en route pour la Colombie, pour la première fois depuis sa libération

30/11/2008 - L'Express, Le Figaro, Le Monde, AFP

L'ex-otage franco-colombienne des Farc Ingrid Betancourt se rend samedi en Colombie pour la première fois depuis sa libération en juillet, dans le cadre d'une tournée latino-américaine pour sa future fondation consacrée aux droits de l'homme.

Ingrid Betancourt a quitté Paris dans la matinée pour Bogota où elle devrait arriver en fin d'après-midi, cinq mois après sa libération, le 2 juillet et son départ le lendemain pour la France, a-t-on appris de source diplomatique et dans son entourage.

Après un très court séjour dans la capitale colombienne, elle devrait effectuer une tournée en Amérique latine, a-t-on précisé dans son entourage, sans livrer le programme de son séjour.

Un responsable de l'ex-Ficib (Fédération des comités de soutien à Ingrid Betancourt) a précisé que Mme Betancourt faisait ce déplacement dans le cadre de sa future fondation consacrée aux droits de l'homme.

Interrogé sur une éventuelle étape en Colombie, le responsable d'un autre comité de soutien, Hervé Marro, avait répondu que cela "ne serait pas étonnant car la Colombie lui manque énormément".

"Mais si elle y va elle n'y restera pas longtemps pour des raisons de sécurité", avait-il poursuivi, ajoutant que les enfants de Mme Betancourt sont opposés à un voyage de leur mère en Colombie, craignant pour sa vie.

Ingrid Betancourt avait quitté ce pays le 3 juillet, après plus de six ans de captivité et au lendemain de sa libération dans le cadre de l'opération "Jaque" de l'armée colombienne, qui avait permis aussi le sauvetage de 14 autres otages de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

Elle n'y était pas retournée depuis, évoquant des "raisons de sécurité".

Vendredi, elle n'a ainsi pas pu participer à un défilé de quelque 10.000 personnes dans la capitale colombienne et les principales villes du pays pour réclamer la libération des 2.801 otages colombiens encore entre les mains des groupes armés.

Elle a en revanche participé à un rassemblement à Madrid, où elle a appelé les Farc à abandonner les armes et à libérer tous les otages.

L'ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne a déjà présenté à ses anciens comités de soutien son projet de fondation pour la défense des droits de l'Homme et de l'écologie, mais n'a pas encore détaillé quelles seraient exactement ses priorités.

Aucun détail n'a été donné sur le programme de sa visite en Colombie, où les médias lui ont régulièrement demandé quand elle rentrerait.

Dans le pays, certains ont critiqué son absence prolongée, estimant qu'elle devait lutter sur place pour les otages, pendant que l'ex-parlementaire ne cessait de voyager pour défendre leur cause à l'étranger, y compris devant le Parlement européen.

Interrogée mi-novembre sur la situation politique dans le pays, Ingrid Betancourt avait estimé que "la polarisation y est extrême" (entre les partisans du président Alvaro Uribe et ceux de la guérilla marxiste).

"Il faut que les Colombiens apprennent à travailler dans l'unité. Il faut rassembler la Colombie dans un projet qui inclut l'autre, pour que la démocratie soit réelle", avait-elle affirmé en marge d'une conférence sur le dialogue religieux à Nicosie.

Elle a aussi estimé que l'élection aux Etats-Unis du démocrate Barack Obama, avec lequel Alvaro Uribe est loin d'être aussi proche qu'avec les Républicains, était "formidable" pour la Colombie.

Elle a cependant assuré qu'elle ne souhaitait plus jamais refaire de la politique en Colombie.


>Tous les titres du mois 


> Poser une question,
   envoyer un commentaire

>www.InfoLibertad.com