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La sénatrice colombienne Piedad Córdoba, arrivée cette nuit à Paris, s'est montrée aujourd'hui confiante en un « dénouement définitif » dans un délai rapproché, et au « retour à maison » des otages et des guérilleros emprisonnés.
Córdoba est arrivée aujourd'hui à Paris, quelques heures avant la visite du président vénézuélien, Hugo Chávez, avec lequel elle travaille pour promouvoir un accord humanitaire entre le gouvernement colombien et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) pour échanger les otages contre des prisonniers.
Interviewée par téléphone par la chaîne française LCI pendant un programme consacré à Ingrid Betancourt et auquel prenaient part la mère d'Ingrid, Yolanda Pulecio, ainsi que sa soeur Astrid, Piedad Córdoba a déclaré avoir reçu hier des dirigeants des FARC Iván Márquez et Raúl Reyes, une lettre dans laquelle ils réitèrent leur engagement pour l'accord humanitaire, ainsi que pour donner des preuves que les otages sont vivants.
En France on s'intéresse spécialement au cas de Betancourt, mais Piedad Córdoba n'a pas voulu confirmer si elle apporte à Paris cette preuve de vie, comme le souhaite Hugo Chávez.
« C'est un sujet dans lequel je dois conserver la discrétion, étant donné sa délicatesse. Je préférerais attendre et que ce soit le président Chávez qui vous informe à ce sujet », a dit Piedad.
Elle a déclaré que la Communauté internationale avait une fonction importante pour persuader les FARC et le Gouvernement de la Colombie de conclure l'accord humanitaire, et elle a ajouté que, dans le cas concret de la guérilla, elle ressent du respect pour la personne de Chávez.
On a su également hier que l'idée d'organiser un concert à Paris serait venue directement des Farc.