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Le Gouvernement français aurait offert protection à la sénatrice colombienne de l'opposition Piedad Córdoba, après l'aggravation des menaces de mort dont elle ferait l'objet suite à sa tentative de rapprochement avec la guérilla des FARC pour la libération des kidnappés, selon des stations de radio colombiennes.
Selon des sources citées par Radio Caracol, les menaces contre Córdoba « ont redoublé » après que le gouvernement colombien ait suspendu, mercredi passé, la mission qu'elle et le président vénézuélien, Hugo Chávez, accomplissaient après des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).
Ces sources ont indiqué que des fonctionnaires français auraient appelé la parlementaire par téléphone et qu'ils lui auraient offert protection, en ajoutant que la sénatrice aurait demandé un rendez-vous avec Chávez et qu'elle se rendrait jeudi prochain à Caracas pour parler avec ce dirigeant.
Le président Chávez a accepté en août passé, à la demande d'Uribe, de négocier avec les FARC la libération de 45 polítiques, soldats, policíers et Américains kidnappés pour les échanger contre 500 guérilleros emprisonnées.
Mais le gouvernement colombien a annulé cette mediation, suite à un présumé coup de téléphone que Piedad aurait passé au général Mario Montoya, commandant de l'Armée colombienne, qu'elle aurait ensuite passé à Chávez.
Bien que le dirigeant vénézuélien ait dit au début qu'il respectait cette decision, tout en la regrettant, le ton a monté dimanche passé. Après avoir qualifié Uribe de « menteur », Hugo Chavez a annoncé qu'il «gelait» les relations avec la Colombie.
En réponse, Uribe a proclamé que son collègue vénézuélien ne paraissait pas intéressé par la paix de la Colombie, mais bien d'installer en Colombie « un gouvernement terroriste des FARC » et il a critiqué son intérêt à développer « un projet expansionniste », basé les dollars que le Vénézuéla reçoit du petrole.
Piété Córdoba est native du département d'Antioquia, comme l'est le président Uribe.
La sénatrice avait été kidnappés plusieurs jours en mai 1999 par les paramilitaires d'extrème droite, et elle avait dénoncé plusieurs attentats contre sa vie.
Elle avait en outre causé une autre polémique en mars dernier, en assistant à México à un congrès hypothétiquement patronné par des groupes considérés comme terroristes, comme les FARC et l'Armée de Liberation Nationale (ELN).
Cette fois, Córdoba a été accusée d'inciter les pays d'Amérique latine à casser leurs relations avec le Gouvernement de Colombie et d'avoir traité Uribe de paramilitaire.
En mars dernier, un conseiller de la sénatrice Córdoba, l'historien Jaime Enrique Gómez, a disparu alors qu'il marchait dans un parc de Bogotá et on a découvert deux semaines plus tard qu'il avait été assassiné.