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Des délégués des comités de solidarité avec l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, kidnappée depuis février 2002 par les rebelles des FARC, se réuniront à Bogotá mardi prochain pour étudier des actions de soutien aux víctimes du conflit, selon des sources humanitaires.
L'organization non gouvernementale Planeta Paz a indiqué que les représentants de la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) étudieront avec cette ONG un projet de solidarité avec les víctimes colombiennes, dénommé ColPaz.
Cette initiative vise à développer une « une plate-forme de solidarité et d'information sur le víctimes du conflit social, polítique et armé en Colombie», ont indiqué les directeurs de l'ONG.
A cette rencontre prendront part Armand Burguet, président de la FICIB, et le sociologue Matthieu de Nanteuil, professeur à l'Université Catholique de Louvain en Belgique.
La Colombie sera représentée par plusieurs organisations de víctimes du kidnapping, de disparitions, de déplacement forcé et des organisations d'indígenes, de femmes et de paysans touchés par le conflit.
Dans une première phase, Colpaz développera un site web pour y diffuser l'information en rapport avec les secteurs populaires et les víctimes du conflit.
Les promoteurs disposent de l'appui de l'Ecole de la Paix (France), d'Amnesty International (Belgique) et du Bureau International de Droits Humains Action Colombie (OIDH-ACO).
Íngrid Betancourt et sa candidate à la vice-présidence, Clara Rojas, ont été kidnappées par des insurgés des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), le 23 février 2002 alors qu'elles voyageaient dans la région forestière du Caquetá, dans le sud-ouest du pays.
Le FARC les ont incluses dans la liste d'otages dit « échangeables» contre 500 guérilleros emprisonnés, groupe parmi lesquels on trouve des politiques, des militaires, des policiers et trois Nord-Américains; Ce groupe est maintenant réduit à 45 personnes, après le meurtre de dizaines d'otages dans diverses circonstances.
Pour obtenir cet échange, le Droit International propose ce qu'on appelle « accord humanitaire », mais les FARC exigent pour le négocier que le gouvernement colombien démilitarise deux communes importantes du département de la Vallée du Cauca (sud-ouest) et le président Álvaro Uribe s'y oppose complètement.
La dernière preuve de survie d'Ingrid Betancourt et de Clara Rojas est une vidéo reçue en août 2003.
L'ex sénatrice et dirigeante de du parti écologiste « Oxygeno Verde» a été déclarée citoyenne d'honneur par plus de 1.900 localités en France et dans d'autres pays.