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Chavez demande aux Farc des preuves de vie des otages malgré la fin de sa médiation

23/11/2007 - AFP, Le Monde, Radio-Canada, Europe 1, La Jornada, El Universal

Le président vénézuélien Hugo Chavez a qualifié jeudi de "vraiment regrettable" la décision de son homologue colombien Alvaro Uribe de mettre fin à sa médiation pour tenter d'obtenir la libération des otages, et a demandé au chef des Farc de lui adresser des preuves de vie de ses otages pour procéder à un échange humanitaire, bien que le président colombien Alvaro Uribe ait mis fin à son rôle de médiateur.

"Pour des raisons que je désapprouve totalement, le gouvernement colombien (...) a pris cette décision unilatérale sans consultation, sans même un coup de téléphone", a déclaré Chavez devant des milliers de partisans lors d'un meeting de campagne en vue du référendum constitutionnel du 2 décembre.

"Etant donné que le processus a déjà été enclenché et qu'il existe des choses que l'on ne peut pas arrêter (...) j'espère que les Farc vont me faire parvenir des preuves de vie (de leurs otages). Je continue à attendre. 'Envoyez-les moi Marulanda'", a déclaré Hugo Chavez dans une intervention en faveur de la réforme constitutionnelle au Venezuela qui doit être soumise à un référendum le 2 décembre prochain.

M. Chavez est revenu en outre sur l'idée discutée en privé avec le président Uribe au Chili de créér un site de dialogue avec les Farc dans les montagnes colombiennes si la guérilla libérait un premier groupe d'otages.

"Si tu décides de libérer ce groupe malgré ce qui s'est passé, je le recevrai ici avec plaisir. Les plus de 2.000 km de frontière entre la Colombie et la Venezuela sont ouvertes", a lancé Hugo Chavez à l'adresse de Manuel Marulanda sous des applaudissements nourris dans le principal théâtre de Caracas.

"Le président français Nicolas Sarkozy a raison d'exiger des preuves de vie. Je lui ai dit que Marulanda m'avait chargé de dire qu'il en avait donné l'ordre mais ce n'est pas facile parce que nous sommes en guerre", a ajouté M. Chavez en allusion à sa rencontre avec le chef d'Etat français mardi à Paris.

Le chef de l'Etat vénézuélien a encore déclaré "respecter la décision d'Uribe" de mettre fin à sa médiation tout "en regrettant cette décision pour la Colombie".


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