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A l'occasion de la sortie de son livre en France, Yolanda Pulecio plaide le dialogue, "seul espoir" des otages

22/11/2006 - Radio Caracol, CyberPresse, Terra, France Soir

Yolanda Pulecio, mère de l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, en pouvoir des FARC depuis début 2002, a publié un livre en France avec les messages radio qu'elle a adressés à sa fille depuis le début de sa captivité.

Le livre, appelé "Ingrid, ma fille, mon amour", est en vente depuis novembre dans les librairies du pays européen. Elle est la "chronique d'une famille défaite par un drame" et "des espoirs et désillusions d'une mère qui espère heure après heure que sa fille va être libérée", expliquent les responsables la maison d'édition, qui n'est pas pour le moment disponible en Espagnol.

"Ingrid, mon amour. J'ai le pressentiment que ta libération et celle de tous les kidnappés est proche. Nous fêterons ton retour tous ensemble avec les gens qui nous ont aidés ", dit un de ces messages, daté de juin 2006.

Toutes ces lettres ont été diffusées dans un programme radio qu'utilisent à travers le pays des milliers de personnes proches des 3.000 otages qui sont séquestrés en Colombie, et qui espèrent que ces derniers parviennent à les entendre.

"Ingricita, ma vie : Melanie et Lorenzo (les enfants d'Ingrid) ont tant grandi, ils ont mûri et ont appris ton courage et ton exemple. Ils s'est passé tant de choses durant ces quatre ans et demi. Je ne peux pas te décrire mon impatience, les mots sont trop faibles ", explique Yolanda Pulecio dans une autre de ces 'lettres à sa fille' émises par la radio...

Yolanda Pulecio plaide le dialogue, "seul espoir" des otages

Ce mardi 21 nov 2006, Yolanda Pulecio, a appelé le président colombien Alvaro Uribe à renoncer à toute action militaire et à négocier avec la guérilla qui retient sa fille depuis février 2002, "seul espoir" selon elle la revoir vivante.

Interrogée sur RTL à l'occasion de la sortie de son livre "Ingrid, ma fille, mon amour", Yolanda Pulecio s'est catégoriquement opposée à la décision de libérer par la force les otages, annoncée fin octobre par le président Uribe.

"Je ne pouvais pas le croire quand j'ai entendu le président parler de cette façon-là, parce qu'il nous avait dit pendant cinq mois qu'il allait passer un accord humanitaire (avec les FARC). Et c'est le seul espoir qu'Ingrid et tous les autres otages politiques puissent sortir vivants" de la jungle où ils sont retenus prisonniers, a déclaré la mère d'Ingrid Betancourt.

Il faut "établir un dialogue avec la guérilla pour parvenir à une négociation, et ne pas mélanger l'accord humanitaire avec le processus de paix comme le président l'a fait. Ce n'est pas possible, ce sont deux choses complètement différentes", a plaidé Yolanda Pulecio.

Alvaro Uribe avait fait fin septembre un premier pas en vue d'un accord humanitaire pour la libération des otages, en acceptant l'exigence des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) de démilitariser deux municipalités enclavées dans la cordillère centrale et qui constituent un couloir d'approvisionnement stratégique. Mais après un attentat meurtrier en octobre, qui a blessé cinq militaires et dix civils, il est revenu sur cette décision.

Les FARC, plus grande guérilla de Colombie avec 17.000 hommes, réclament la libération de 500 rebelles détenus par le gouvernement contre celle de 58 otages, des personnalités politiques et militaires dont trois Américains et Ingrid Betancourt, ex-candidate des Verts à l'élection présidentielle enlevée le 23 février 2002.


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