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L'Union Européenne a plaidé mercredi pour la libération rapide d'un groupe de personnalités colombiennes et de trois Américains kidnappés à travers un accord humanitaire avec la guérilla.
"Il faut obtenir le plus vite possible la libération des kidnappés en évitant au maximum les risques pour eux. La voie la plus indiquée est au moyen d'un accord humanitaire ", a dit Tomás Duplá del Moral, responsable de l'Union Européenne (UE) pour l'Amérique latine , après une réunion avec le chancelier María Consuelo Araujo.
Le président Alvaro Uribe a stoppé le mois passé les initiatives pour négocier avec les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), la plus grande et plus ancienne guérilla du pays, un accord qui permette de libérer quelque 60 otages en échange de quelque 600 rebelles emprisonnés.
Cette décision a été prise par le président après l'explosion d'une voiture piégée au coeur des installations militaires à Bogota, attentat qui a attribué au FARC par le gouvernement.
"Nous comprenons que le Gouvernement doive faire face aux attaques du FARC et que ceci affecte l'accord humanitaire", a commenté le diplomate, qui a indiqué que dans cette matière "les décisions sont de la compétence du gouvernement colombien".
La France, l'Espagne et la Suisse agissent comme facilitateurs dans le processus qui vise à faire se rencontrer les délégués des deux parties autour d'une table de négociations, mais Uribe leur a ordonné de suspendre toutes leurs activités jusqu'à ce que les FARC "donnent un signe de bonne foi", qui pourrait être la suspension des attaques qui continuent dans plusieurs zones du pays.
La France est particulièrement intéressée par cet accord humanitaire, parce que l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, kidnappée depuis plus de quatre ans, a double nationalité : française et colombienne.
Le commissaire européen s'est aussi référé à la crise politique que vit le pays du au fait que la Cour Suprême de Justice a ordonné d'mprisonner trois membres du Confrès et d'en interroger d'autres concernant leurs liens présumés avec les groupes paramilitaires; il a dit que ceci était un important épisode "pour le caractère institutionnel de la Colombie".
"La Colombie a des institutions qui démontrent qu'elles remplissent leurs fonctions et ce que nous pouvons faire, c'est d'approuver le fonctionnement des institutions - c'est à elles de se prononcer", a-t-il ajouté.
Les conversations du commissaire Duplá del Moral avec le chancelier ont été étendues à la lutte contre le trafic de drogues. "Nous collaborons à l'éradication manuelle (des cultures de coca) et nous sommes disposés à continuer nos efforts".
Le Commissaire a aussi annoncé qu'au premier semestre de 2007, l'UE et la Communauté Andine des nations (la Bolivie, la Colombie, l'Équateur et le Pérou) négocieraient un Accord d'Association Commerciale pour mettre en place un système stable de préférences tarifaires pour les exportations sur le marché européen.