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Gustavo Moncayo Rincon, un professeur d'histoire d'un collège du sud-ouest de la Colombie, est venu de son village à Bogota, a entouré son corps avec des chaînes et a affirmé aujourd'hui qu'il n'abandonnera cette attitude que quand son fils, kidnappé par les FARC, sera libéré.
Son fils, Pablo Emilio Moncayo Cabrera, qui avait 19 ans quand il a été fait prisonnier par les rebelles, était un des dix-huit militaires kidnappés par les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) après une attaque de la colline de Patascoy, dans le département de Nariño, le 12 décembre 1997.
Dans cette même action rebelle contre une base de communications de l'armée, dix militaires étaient décédés.
Seize des compagnons de Moncayo ont été entretemps libérés par la guérilla,; lui et le caporal Libio Martínez, sont les otages 'échangeables 'qui sont en pouvoir de la guérilla depuis le,plus longtemps.
Moncayo Rincon est un parmi quelques des centaines de parents de kidnappés par l'organisation partisane qui demandent au Gouvernement et aux FARC de conclure un "accord humanitaire" qui aboutisse à la libération des prisonniers.
Le président Alvaro Uribe a annulé la semaine passée le rapprochement avec les FARC en vue de cet accord humanitaire.
Uribe a attribué à cette guérilla l'explosion d'une voiture piégée, le 19 octobre passé, dans un complexe militaire du nord de Bogota, attentat qui a fait 36 blessés et de nombreux dommages matériels.