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l'Association "Caminos de Esperanza Madres de La Candelaria" (Chemins de l'espoir, les mères de la Chandeleur), de la ville de Medellín, a gagné le Prix National de Paix 2006.
Ce groupe de femmes, qui s'est constitué en 1999 pour récupérer ses proches kidnappés ou disparus, manifeste chaque mercredi devant l'Église de la Chandeleur, en demandant que leurs proches leur soient rendus "vivants, libres et en paix".
Ses membres lancent des campagnes pour promouvoir les processus de vérité, de justice et de réparation et les accords humanitaires. Il y a deux mois, le représentant de l'Association s'est adressé au chef paramilitaire démobilisé Diego Fernando Murillo Bejarano, alias "Don Berna" pour exiger la vérité sur le destin des parents de ses membres.
Actuellement, le groupe compte 139 membres, la majorité d'entre elles font face au déplacement et à la perte d'autres parents dans des faits violents.
l'Association collabore aux activités d'autres organisations sociales comme Redepaz, la Commission Municipale des Droits Humains de Medellín, la Table par les Droits Humains et le Développement de l'Est D'antioquia.
Le jury du Prix National de Paix est constitué par l'ex chancelier Auguste Ramirez Ocampo, le père Darío Echeverry, responsable de la Commission Nationale de Réparation et Réconciliation, Ana Teresa Bernal, l'ex commandant des Forces Militaires, le général (r) Manuel Jose Bonnet, Cristina Lleras, Juan Luis Mejía, Rodrigo Gutiérrez et Jorge Orlando Melo.
Les sponsors de ce prix sont le programme des Nations Unies pour le Développement, Radio Caracol, El Tiempo, la Revue Semana, Caracol Television et Fescol.
Cette année il y avait 103 candidats au prix, dont 18 proposés par des femmes, comme l'Association Caminos de Esperanza Madres de La Candelaria (Antioquia), La Cour des Femmes colombiennes contre le Manque de mémoire et la Re-existencia (Vallée du Cauca), Association Régionale de Femmes de l'Est D'antioquia (Antioquia) et la Ligue de Femmes Déplacées (Bolivar).
Le jury du prix national de paix a décerné aussi une mention spéciale au Programme Paix et Réconciliation du mayeurat de Medellín.
Ce programme, qui a été mis en marche en 2004, travaille sur deux fronts. Le premier est celui des démobilisés, et l'autre est celui des victimes, avec appui psycho-social, récupération de la mémoire, etrapatriation des déplacés intra-urbains.