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Les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - guérilla marxiste) ont proposé jeudi à Washington un échange humanitaire des trois prisonniers américains qu'ils détiennent contre deux responsables rebelles incarcérés aux États-Unis.
Dans une lettre adressée à des intellectuels de la gauche américaine et publiée par l'agence ANNCOL (proche des rebelles), Raul Reyes, le numéro deux de la guérilla, propose que tous ces prisonniers «retrouvent la liberté».
«Thomas Howes, Keith Stansell et Mark Gonsalves sont vivants», ils se trouvent «sous une surveillance respectueuse et digne, dans la jungle», écrit Raul Reyes.
Il «promet» dans cette missive de fournir prochainement des preuves que les trois prisonniers sont en vie.
Il affirme ensuite que «Simon Trinidad et Sonia», les pseudonymes de deux dirigeants rebelles dont les FARC réclament la libération en échange des prisonniers, ont été extradés vers les États Unis sur la base de fausses accusations fabriquées par les services de renseignements colombiens.
Le procès de Ricardo Palmera, alias Simon Trinidad, accusé de l'enlèvement des trois Américains en Colombie, a débuté le 16 octobre devant un tribunal fédéral de Washington.
La justice américaine le soupçonne d'avoir participé à l'enlèvement de trois civils américains travaillant pour une entreprise privée de sécurité, accusés par les FARC d'appartenir à la CIA.
Gonsalves, Howes et Stansell ont été enlevés en février 2003 après que l'avion à bord duquel ils voyageaient se fut écrasé dans la jungle colombienne, dans une région contrôlée par les FARC. La dernière vidéo diffusée par leurs geôliers les montrant vivants a été diffusée en juillet 2003.
Les FARC, qui comptent 17 000 combattants, mènent depuis plus de quatre ans des négociations via les médias et l'opinion internationale avec le président colombien Alvaro Uribe sans parvenir à se mettre d'accord sur les modalités d'un échange entre quelque 500 de leurs guérilleros emprisonnés et 58 otages, surtout des personnalités politiques et militaires colombiennes, mais aussi les trois Américains et la franco-colombienne Ingrid Betancourt.