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Les initiatives officielles pour un échange éventuel des kidnappés contre des guérilleros emprisonnés sont actuellement suspendues.
L'annulation des rapprochements a été ordonnée par le président Álvaro Uribe à la suite de la voiture piégée qui a explosé à l'Université Militaire de Bogota, attentat attribué par le gouvernement à la guérilla.
En dépit de cela, un de ces facilitateurs, l'ex ministre Álvaro Leyva, travaille sur une proposition de paix qui n'est pas encore officielle mais qui, dit-on, est déjà connue par certaines personnes au Gouvernement et par les Farc.
Elle promet d'être polémique, car elle suppose, entre autres, "l'invitation à créer un gouvernement d'union nationale" avant le début des négociations avec la guérilla. C'est-à-dire, avec la participation des différents partis, ce qui impliquerait un remaniement dans le gouvernement actuel.
L'ex ministre croit que la conjoncture posée par la découverte des liens entre des personnages politiques et les paramilitaires, et par l'appel du président Uribe pour faire toute la lumière sur les relations avec la guérilla est unique, et doit être mise à profit, ce pourquoi il appelle à "refonder la République", à partir de la connaissance totale de la vérité.
De fait, un autre point nouveau de sa proposition est un accord de tous les partis avec le Gouvernement et le pays pour déclarer "une urgence judiciaire" qui accélèrerait les enquêtes et les peines éventuelles pour ceux, dans cette administration ou dans des administrations passées, à des membres présents ou passés du Congrès, auraient pris part à des crimes indignes ou à des violation des droits humains.
Après cette espèce d'opération "grand nettoyage", on commencerait des négociations de paix avec la guérilla. Le point de départ de tout cela serait l'échange humanitaire qui, selon Leyva, permettrait que tant le Gouvernement que les Farc commencent à faire confiance en l'autre partie.
Échange sans condition
Dans le Huila et le Caquetá, deux des départements les plus touchés par les Farc, la population n'est pas tranquille avec l'atmosphère de guerre que l'on y vit.
C'est pourquoi différents secteurs sociaux se sont unis et ont élaboré leur proposition pour la paix. Efraín Pardo, qui en est le porte-parole, déclare que l'idée est de former 'un Contingent d'hommes en blanc' pour établir un pont avec la guérilla. La proposition inclut l'échange humanitaire immédiat sans condition, c'est-à-dire sans zone démilitarisée, et que ce soient les guérilleros libérées qui décident s'ils retournent chez les Farc ou s'ils veulent se retirer du groupe armé.
Elle propose que le Gouvernement supprime la dénomination de "terroristes" aux guérillas et que celles-ci, en contre-partie, déclarent un cessez-le-feu. Elle suggère une réforme à la Registraduría et dans le Conseil National Électoral pour rendre les élections plus transparentes.
En outre, Elle remet en question le paiement de la dette externe.
Points clef de l'initiative
Après l'échange humanitaire, le processus se présenterait comme suit :