|
||||||
Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, ainsi que les Verts, doivent notamment participer à ce rassemblement en soutien à Ingrid Betancourt et à tous les otages détenus en Colombie.
Des élus français doivent manifester mercredi 23 novembre à Paris en soutien à la franco-colombienne Ingrid Betancourt et à tous les otages détenus comme elle depuis parfois des années en Colombie par la guérilla des FARC.
"Mercredi 23 novembre, cela fera 45 mois que la franco-colombienne Ingrid Betancourt et sa directrice de campagne, Clara Rojas, sont otages des FARC (Force armées révolutionnaires de Colombie)", a indiqué le comité de soutien à Ingrid Betancourt en France.
"Comme elles, ce sont plus de 3.000 personnes qui pourrissent dans la jungle, parfois depuis 8 ans", poursuit le comité dans un communiqué.
Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, ainsi que les Verts doivent notamment participer aux côtés de la famille de Ingrid Betancourt à cette manifestation prévue à 12H30 devant la résidence de l'ambassadeur de Colombie.
Dans un communiqué diffusé mardi, les Verts ont indiqué prendre acte de la décision du gouvernement colombien, qui a annoncé dimanche qu'il acceptait le principe d'une commission internationale pour trouver un accord humanitaire avec la guérilla des FARC.
Médiation internationale
Les Verts rappellent que depuis des mois, le gouvernement et les FARC affirment, l’un et l’autre, êtres favorables à un échange mais s’affrontent en permanence sur ses modalités et notamment sur le périmètre de la zone à démilitariser. Les Verts rappellent aussi le nombre important de médiateurs et de facilitateurs désignés et auto désignés devant contribuer à la signature d’un accord humanitaire entre les Farc et le gouvernement, sans que les négociations n’avancent d’un pouce.
Les Verts rappelaient également que lors de la rencontre internationale de quinze partis écologistes, à Bogota du 30 octobre au 6 novembre, ils ont proposé une médiation internationale, composée de prix Nobel et conduite par Jimmy Carter, qui fut médiateur dans la crise vénézuélienne.
De son côté, le président Jacques Chirac a assuré il y a moins d'un mois que la France faisait "tout son possible pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt et de tous les otages détenus en Colombie".
Les FARC réclament la libération de prison de 500 de leurs hommes en échange de celle de 59 personnalités militaires et politiques, dont trois Américains et Ingrid Betancourt, ex-candidate des Verts à la présidence prise en otage le 23 février 2002.
Le gouvernement colombien vient d'accepter le principe d'une commission internationale pour trouver un accord humanitaire avec les FARC sur les otages qu'elle détient.