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Jimmy Carter pourrait servir de médiateur dans un dialogue éventuel avec l'ELN

08/11/2005 - El Pais

Les délégués des Partis Verts de 10 pays qui se trouvent en ce moment à Bogota proposeront à l'ex président américain Jimmy Carter de diriger une commission internationale de médiation entre le gouvernement colombien et la guérilla de l'ELN, dans un éventuel processus de paix.

"(La commission) devrait être composée de personnalités reconnues au niveau international. L'idéal serait de chercher des prix Nobel, et ce n'est pas tellement difficile. On pourrait demander officiellement que Jimmy Carter - qui a été médiateur au Vénézuéla -, puisse venir ", a dit à l'AFP David Coronado, porte-parole des écologistes français.

Les Verts - qui ont effectué une visite en Colombie - ont rencontré la semaine dernière le porte-parole de cette guérilla, Francisco Galan, qui est assigné à résidence dans une "Maison de la Paix " près de la ville de Medellín.

"Un des défis qu'il doit relever (Francisco Galan) c'est d'intéresser tous les citoyens, c'est pourquoi lui avons proposé de l'aider à mettre en place cette commission", a ajouté le délégué français en révélant que les Verts diffuseront un rapport de Galan sur ses contacts avec différents secteurs, rapport qui sera publié le 23 février.

"Nous allons le diffuser au niveau international, au Parlement Européen et dans les différentes institutions, et ce seront les partis verts qui le feront traduire", a annoncé Coronado.

Les représentants des partis écologistes d'Australie, du Brésil, des Etats-Unis et de plusieurs nations européennes sont arrivés en Colombie la semaine passée pour "exiger la libération des kidnappés", en particulier celle d'Ingrid Betancourt, du Parti Vert Oxygène.

Le 7 septembre passé le gouvernement Alvaro Uribe avait accordé un statut politique à Galan et il lui a permis de sortir de prison pour explorer un dialogue de paix, bien que le chef militaire de l'ELN Antonio Rodriguez, toujours dans la clandestinité, ait déclaré par la suite que cette libération était "insuffisante pour entamer un processus de paix".


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