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Le gouvernement colombien réitère sa proposition aux Farc

12/11/2005 - Europa Press, El Pais

Le gouvernement colombien a proposé aujourd'hui à la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC) une rencontre pour se mettre d'accord immédiatement sur les "conditions de sécurité" que permettraient aux deux parties d'entamer la négociation pour un "accord humanitaire" en faveur des personnes kidnappées par le groupe rebelle.

L'initiative a été formalisée par le Haut Commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, dans une déclaration divulguée dans la page de son site, où il a spécifié que "le Gouvernement est disposé à une rencontre immédiate du Haut Commissaire pour la paix avec un délégué des FARC pour décider des conditions de sécurité qui permettraient de commencer les conversations sur un accord humanitaire '".

"Il est nécessaire de trouver une formule qui offre les conditions maximales de sécurité et de confiance", mais la sécurité des délégués des FARC "ne doit pas" mettre en danger "celle des citoyens, a-t-il souligné.

Le fonctionnaire a formulé cette proposition après avoir reconnu que "le plus important pour entamer processus est d'obtenir une rencontre directe entre les FARC et le Gouvernement", selon la station émettrice locale 'RCN Radio '.

Toutefois, Restrepo a signalé à l'organisation insurgée qu'il "doit être clair que nous ne pouvons pas démilitariser une zone étendue du territoire de la patrie, simplement dans l'intention de donner  confiance aux FARC".

Le Haut Commissaire a fait allusion à l'exigence, plusieurs fois confirmée, des FARC qui ont déclarer vouloir négocier un accord sur les otages dans une zone proche de la ville de Cali (Vallée), préalablement évacuée par la force publique.

"La sécurité des guérillas ne peut pas impliquer l'insécurité des citoyens", a insisté Restrepo, pour lequel "il est nécessaire de définir une méthodologie de rencontre qui offre la sécurité" aux premiers, "sans nuire aux droits" des deuxièmes.

OFFRE DU GOUVERNEMENT

En ce sens, le Haut Commissaire a assuré que le Gouvernement d'Uribe maintient sa proposition d'une négociation qui se tiendrait à Bolo Azul, une petite bourgade dans la zone réclamée par la guérilla dans le département de la Vallée.

Restrepo a aussi réitéré aux FARC que les rebelles qui seraient libérés suite à un  accord ou "échange humanitaire" devraient renoncer à la lutte armée et que seuls pourraient être graciés  ceux qui ne sont poursuivis que pour rébellion.

Les FARC maintiennent en condition de "prisonniers" de guerre, certains depuis 1997, quelque soixante personnes, entre autres des membres de la force publique, des politiciens et des étrangers (trois Américains).

Parmi ces politiciens se trouve l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, kidnappée depuis février 2002 qui a aussi la nationalité française, ce pourquoi le Gouvernement de ce pays s'est impliqué dans cette crise. Les rebelles exigent en contrepartie l'élargissement de plus d'un demi - millier d'insurgés, y compris deux personnes extradées aux Etats-Unis.


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