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Le Gouvernement colombien a annoncé aujourd'hui qu'il acceptait le principe d'une commission internationale pour rechercher un accord humanitaire dans le but de libérer les 59 politiciens, soldats et policiers kidnappés par les Farc.
L'annonce a été faite par la Présidence de la République dans un communiqué dans lequel il est stipulé que le Haut Commissaire présidentiel pour La Paix, Luis Carlos Restrepo, avait été autorisé par le président Alvaro Uribe a agir dans ce sens, et que ce conseiller "avait déjà fait les premiers pas".
Selon le communiqué, il a été permis à Restrepo "de travailler avec une Commission Internationale pour rechercher un accord humanitaire qui permette la libération des kidnappés en pouvoir des Farc".
Les Farc détiennent depuis jusqu'à sept ans des dizaines de prisonniers en uniforme, des ex parlementaires, des ex députés régionaux, un ex ministre, un ex gouverneur, trois Américains et l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt.
Le groupe armé illégal veut les échanger contre cinq cents guérilleros détenus dans les prisons colombiennes, depuis trois ans on n'a jamais avancé dans la conclusion d'un accord basé sur le Droit International, à cause des exigences rigides à la fois du Gouvernement et de la guérilla.
Cette annonce a été faite un jour après que Yolanda Pulecio, mère d'Ingrid Betancourt, soutenue par des partis "verts" des Etats-Unis, de Hollande, d'Australie et de Taiwan, ait redemandé au président Alvaro Uribe de ne pas tenter un sauvetage militaire des captifs.
La mère de la dirigeante politique a réitéré qu'une opération "par le sang et par le feu" mettrait les otages en danger de mort
Cette semaine le journaliste Carlos Lozano Guillén, directeur de l'hebdomadaire communiste "Voz", avait affirmé détenir des information selon lesquelles le président aurait demandé aux forces militaires de tenter une opération de libération des otages.
Ingrid Betancourt, 43 ans, leader du groupe "Oxygène Vert" et qui a aussi la nationalité française, a été capturée en février 2002 dans les forêts du Caquetá avec sa candidate à la vice-président, Clara Rojas.
Les Farc détiennent aussi les contractants américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, kidnappés dans la même région en février 2003 après que l'avion de tourisme dans lequel ils surveillaient des cultures illicites pour le Département de la Défense des USA ait été abattu.