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La Cour suprême colombienne a autorisé, mercredi 24 novembre, à Bogota, l'extradition aux Etats-Unis des chefs paramilitaires Salvatore Mancuso et Carlos Castano, ainsi que celle de "Simon Trinidad", l'un des responsables des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, guérilla marxiste).
Salvatore Mancuso est aujourd'hui devenu le plus haut dirigeant des groupes paramilitaires, après avoir remplacé Carlos Castano, mystérieusement disparu en avril. M. Mancuso, chef d'état-major des Autodéfenses unies de Colombie (AUC, milice paramilitaire), est aujourd'hui le principal interlocuteur du gouvernement dans les négociations sur le désarmement de ces groupes d'extrême droite.
Concernant Castano, la Cour suprême a estimé qu'il n'existe pour l'instant aucune preuve que l'ancien chef politique des AUC soit effectivement mort, contrairement à de nombreuses rumeurs.
DÉMOBILISER 20 000 PARAMILITAIRES AVANT 2006
Jeudi 25 novembre, quelque 450 paramilitaires du "Bloc bananier" des AUC doivent remettre leurs armes aux autorités, dans la municipalité de Turbo (à 600 km au nord-ouest de Bogota), première étape d'un processus de démobilisation d'environ 3 000 combattants paramilitaires avant la fin de l'année. Salvatore Macuso devait présider la cérémonie de remise des armes en compagnie de membres du gouvernement.
Les dirigeants paramilitaires ont toujours proclamé que l'extradition aux Etats-Unis constituerait un obstacle majeur au processus de paix en cours, qui vise à démobiliser avant 2006 près de 20 000 paramilitaires. Presque tous sont l'objet d'une demande d'extradition aux Etats-Unis pour trafic de drogue.
Par ailleurs, "Simon Trinidad", dont le vrai nom est Ricardo Palmera, est détenu dans la prison de haute sécurité de Combita (120 km au nord de Bogota), après avoir été capturé le 2 janvier dernier à Quito (en Equateur). Il s'agit de la plus haute personnalité des FARC aujourd'hui détenue. Il figurait sur la liste, remise par les FARC au gouvernement, des prisonniers qui devaient être échangés contre des otages - dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt et trois Américains.
A l'issue de cette autorisation de la Cour suprême, la décision finale d'extradition revient au président Alvaro Uribe, selon la législation colombienne.
avec AFP