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Dans AnnCol, agence de presse généralement utilisée par les Farc pour diffuser leurs messages, on trouve aujourd'hui un article où son auteur suggère que le président Uribe aurait peur d'une libération d'Ingrid Betancourt, seule candidate politique capable, selon l'éditorialiste, de contrecarrer les plans du président de se faire réélire après avoir fait modifier la constitution colombienne.
L'article fait référence à la récente décision du président d'autoriser l'extradition vers les USA de Simon Trinidad, le plus important dirigeant des Farc détenu en ce moment par le gouvernement. Il rappelle que Simon Trinidad est inclus dans la liste des "échangeables", et déclare que s'il doit quitter la Colombie, le processus d'échange humanitaire sera ainsi bloqué.
L'article contient des menaces à peine voilées pour la vie d'Ingrid, en affirmant que la décision d'Uribe d'envisager le sauvetage des otages "dans le sang et par le feu" risque d'être fatal pour elle et les autres otages.
Il suggère qu'elle pourrait être assassinée dans les combats, et rappelle la mort en mai 2003, au cours d'une opération militaire de sauvetage, de Gaviria et Echeverri , mort qu'il attribue aux "feux croisés" en indiquant que ces deux otages étaient des "rivaux politiques" du président Uribe.
L'article ne mentionne pas, par contre, que Gaviria et Echeverri ont été assassinés froidement, alors qu'ils étaient ligotés par leurs ravisseurs, par les guérilleros des Farc qui les gardaient, lorsque ces derniers ont entendu venir les hélicoptères de l'armée qui effectivement avait monté cette opération dans le plus grand mépris pour la vie des otages qu'ils prétendaient libérer.