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La guérilla des Farc a rejeté la proposition du Gouvernement National d'entamer des conversations dans un siège diplomatique ou à la Nonciature Apostolique et a insisté la nécessité de la démilitarisation de deux villes dans le Sud du pays.
C'est le message que l'on peut lire dans un communiqué des Farc, qui ajoute que la démagogie électorale du président Alvaro Uribe est « imprudente et irresponsable ».
Il indique, en outre, qu'Uribe joue avec les sentiments des parents et avec « les espoirs du pays pour la réalisation de l'échange, en proposant d'abord la libération de 50 guérillas, puis en la réduisant à 15 pour terminer maintenant en offrant une rencontre dans le siège diplomatique d'autres gouvernements ».
Ils critiquent la décision du président de maintenir son ordre de libérer les otages « dans le sang et par le feu » et ajoutent que « l'offre de libérer unilatéralement 50 partisans n'a rien à voir avec l'échange, ni avec un accord humanitaire, mais c'est une simple application d'un programme de réinsertion du Gouvernement ».
Dans leur communiqué, les Farc répètent qu'ils parleront seulement d'échange quand on aura démilitarisé, pour le temps qui est nécessaire, San Vicente del Caguán et Carthagène del Chairá, communes du département du Caquetá. Ils terminent en remerciant « pour leur appui solidaire, les gouvernements amicaux de la Colombie, l'Église, etc., qui sont disposés à contribuer à une issue politique au conflit interne de notre patrie ».