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En visite en Colombie, le président américain, George Bush, a déclaré lundi 22 novembre qu'il espérait obtenir du Sénat le renouvellement du financement du plan Colombie, destiné à lutter contre le trafic de drogue et le terrorisme. Depuis 2000, les Etats-Unis ont déjà versé plus de 3 milliards de dollars à la Colombie, cinquième bénéficiaire au monde de l'aide américaine.
Le président américain, George W. Bush, a annoncé, lundi 22 novembre, à Cartagena, dans le nord de la Colombie, qu'il demanderait l'an prochain au Congrès américain de renouveler le financement du plan Colombie de lutte contre le trafic de drogue et le terrorisme.
M. Bush s'est dit "optimiste" quant à la possibilité d'obtenir du Congrès la poursuite du financement de ce plan. Il a souligné devant la presse, à Cartagena, les bons résultats obtenus par son homologue colombien dans le cadre de cette opération lancée en 2000. Le président colombien, Alvaro Uribe, avait auparavant demandé à M. Bush de prolonger le plan Colombie qui doit prendre fin en 2006.
Bogota est le cinquième bénéficiaire au monde de l'aide américaine. Depuis 2000, la Colombie a reçu des Etats-Unis 3,3 milliards de dollars pour le plan Colombie. Ce plan était à l'époque de l'administration Clinton destiné à lutter contre le trafic de stupéfiants, puis avait été étendu, lors de l'arrivée de M. Bush, à la lutte contre la guérilla.
Le traité de libre commerce (TLC), négocié avec les Etats-Unis entre l'Equateur, le Pérou et la Colombie, sera également abordé par les deux présidents. Sa prochaine signature en février provoque un grand mécontentement en Colombie, notamment chez les agriculteurs. Avant même l'arrivée de George Bush, M. Uribe a annoncé qu'il fallait équilibrer la partie militaire et la partie sociale du plan Colombie.
"Il faut mettre en déroute la drogue qui alimente le terrorisme et simultanément aider les pauvres de Colombie", a estimé Alvaro Uribe. Selon lui, "la Colombie doit renforcer son agriculture, car c'est quand elle est fragile que fleurissent les cultures illicites".
Enfin, de sérieux désaccords subsistent entre Bogota et Washington sur la démobilisation de quelques 20 000 paramilitaires colombiens. Le président Uribe a un besoin urgent de financements, alors que Washington maintient une position critique à l'égard des modalités de cette démobilisation.
Plus de 15 000 militaires et policiers colombiens ont été déployés dans le port de Cartagena pour assurer la sécurité de George Bush et de Condoleezza Rice, qui vient d'être désignée secrétaire d'Etat.
Las voces del secuestro - El Pais