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Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a déclaré qu'elle avait envoyé une lettre à la présidente de l'Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, dont elle demande l'aide pour résister aux effets que pourrait avoir la décision du président Álvaro Uribe d'intensifier la "localisation humanitaire" des kidnappés.
Le but de cette démarche est de rassembler de nouveaux soutiens internationaux avant le cinquième Sommet des pays d'Amérique latine, des Caraïbes et de l'Union Européenne, puisqu'elle a qualifié de "condamnation à mort" la décision du président Uribe de maintenir sa politique d' "encerclement humanitaire pour la libération des otages".
Elle se demande pourquoi le président Uribe, alors qu'on venait d'obtenir de grandes avancées pour l'accord humanitaire, a décidé "de fermer les portes" en interdisant toute initiative du président de l'Équateur, Rafaël Correa.
Elle demande aux présidents du Vénézuéla et de l'Équateur de continuer dans leurs démarches pour contacter les Farc, sans tenir compte de la décision de la Colombie de ne permettre que celles des médiateurs désignés par le président Uribe.