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Uribe campe sur ses positions : pas de démilitarisation !

01/05/2007 - Terra España

Le président colombien, Alvaro Uribe, a réaffirmé aujourd'hui que son Gouvernement serait disposé à autoriser une zone de rencontre pour discuter de la libération des kidnappés des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), mais il a insisté sur le fait qu'il n'accepterait pas que cette zone soit démilitarisée, comme le demande la guérilla.

Uribe a fait cette affirmation dans une réunion à Cali (sud-ouest), suite à la réception d'une vidéo reprenant des déclarations des douze députés de l'assemblée de la Vallée du Cauca, kidnappés il y a cinq ans par les FARC dans cette ville.

Le chef de l'État colombien a indiqué qu'il avait donné une nouvelle autorisation aux délégués d'Espagne, de France et de Suisse, qui exercent leurs bons offices comme 'pays amis', pour faciliter un rapprochement avec les FARC de manière confidentielle, avec la condition de ne pas envisager de démilitarisation de la zone de rencontre. 

Uribe a indiqué qu'il avait rencontré les représentants des trois pays européens il y a une semaine et leur avait permis de poursuivre cette tâche mais, a-t-il souligné, ils doivent le faire avec deux réserves.

La première est que le Gouvernement accepte une zone de rencontre, mais pas une zone démilitarisée. 'Le Gouvernement ne peut pas évacuer l'armée de Pradera et Florida. Non ', a-t-il insisté.

La seconde réserve est que, dans le cas où on arriverait à un accord, les guérilleros qui seraient libérés devraient prendre l'engagement de ne plus commettre de délits.

'Je ne crois pas que je pourrais signer un décret qui leur permettrait, dès qu'il sortiraient de prison, d'être réincorporés aux FARC. Nous ferions ainsi un tort important au pays, a-t-il signalé.

Il a déclaré qu'une des solutions pour les rebelles serait qu'ils soient remis en liberté pour "soit s'expatrier, soit rester au pays en participant à un programme de réinsertion sous la tutelle de l'Église catholique.

Quelques heures auparavant, le ministre de Défense, Juan Manuel Santos, avait fait le même avertissement à Cali.

Le vidéo en question est la première preuve de survie des douze députés depuis septembre 2006, date à laquelle on avait reçu un autre enregistrement.

Dans la dernière vidéo, les députés ont critiqué les intentions du  Gouvernement d'organiser un  sauvetage militaire, et ont demandé que le président permette la démilitarisation de Pradera et Florida.

l'Exécutif s'oppose à toute démilitarisation des deux communes et considère qu'il s'agit d'une zone stratégique pour le trafic de drogues et d'armes, et un point de transit pour les troupes entre le centre du pays et la côte du Pacifique.


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