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Aujourd'hui, mardi 8 mai, jour de liberté pour la Nation française, c'est le 1900e jour de séquestration pour Ingrid Betancourt, députée et sénatrice de nationalité franco-colombienne. A cette occasion, la Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt (FICIB) publie sur le site www.Betancourt.info une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy, qu'elle remercie d'avoir publiquement mentionné le nom de l'otage franco-colombien lors de son premier discours de président nouvellement élu, salle Gaveau.
La FICIB rappelle que sa libération, comme celle de Clara Rojas et des autres otages politiques auxquels son sort est inéluctablement lié, passe obligatoirement par une solution non violente et négociée et qu'une opération militaire de sauvetage, telle qu’elle est envisagée par certains milieux militaires proches du Président Uribe, est rejetée de manière unanime par les familles d’otage – et en particulier par la famille d’Ingrid.
Elle souligne que la violence endémique de la tragédie humanitaire colombienne a des origines tant politiques qu'économiques et que la responsabilité en incombe à la fois aux guérillas et aux paramilitaires, ces derniers étant responsables des pires exactions. La fédération veut exprimer son entière solidarité à l'égard de toutes les victimes du conflit armé colombien qui sombrent actuellement dans l'oubli : déplacés, disparus, assassinés, torturés, personnes humaines réduites à l'état d'objets d'une violence multiforme.
La FICIB souligne que la France peut jouer un rôle clé, non seulement dans la libération d’Ingrid Betancourt, mais aussi dans l’élaboration d’une solution pacifique et négociée au conflit colombien, et remercie le futur Président pour les initiatives que, au nom de la France, il voudra engager dans cette direction.