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Le président Nicolas Sarkozy a rappelé mardi à un envoyé spécial du président colombien Alvaro Uribe que la France était opposée au recours à la force pour libérer l'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC).
Le chef de l'Etat français a reçu pendant une demi-heure à l'Elysée le Haut commissaire pour la paix en Colombie, Luis Carlos Restrepo, a déclaré le porte-parole de l'Elysée.
"Cette audience s'inscrit dans le cadre des efforts du président de le République pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, qui revêt pour lui un caractère prioritaire", a dit à la presse David Martinon.
"Le président Sarkozy a rappelé à cette occasion à son interlocuteur que la libération d'Ingrid Betancourt et des autres otages devait être recherchée dans le cadre d'une solution négociée et d'un accord humanitaire", a-t-il ajouté. "Il a exprimé sa disponibilité et sa volonté d'y apporter sa contribution."
Nicolas Sarkozy avait évoqué le sort de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle colombienne lors d'une conversation téléphonique avec Alvaro Uribe jeudi dernier. Il avait alors demandé au président colombien de lui envoyer Luis Carlos Restrepo "dans les meilleurs délais", a rappelé David Martinon.
Le président français a reçu la famille d'Ingrid Betancourt à l'Elysée vendredi dernier.
Alvaro Uribe a ordonné le même jour à l'armée de libérer l'otage franco-colombienne, malgré l'hostilité de Paris à tout recours à la force. Le président colombien a cependant promis samedi de tenir compte de la position française.