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Yoland Pulecio, la mère d`Ingrid Betancourt, a été reçue mardi par l`épouse du président argentin Nestor Kirchner pour tenter d`obtenir le soutien de Buenos Aires dans les tentatives de libération de sa fille détenue par les FARC en Colombie, a indiqué l`AP.
D'autre part, on vient d'apprendre qu'elle serait reçue personnellement ce mercredi par le Président Kirchner lui-même.
"J`ai eu une rencontre très importante avec Mme Kirchner", a déclaré Yoland Pulecio, à l`issue de son entretien avec Cristina Fernandez de Kirchner à la résidence présidentielle officielle argentine.
La mère d`Ingrid Betancourt a affirmé avoir obtenu le soutien de l`épouse de Nestor Kirchner dans ses tentatives de négociations avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) pour obtenir la libération de la Franco-colombienne, détenue depuis le 23 février 2002.
Yoland Pulecio a déclaré qu`elle espérait que ce soutien permettrait de convaincre le président colombien Alvaro Uribe de poursuivre l`idée d`un échange de rebelles des FARC emprisonnés contre des otages.
Un geste de bonne volonté d'Uribe ?
Au cours d'une conférence de presse, ,Yolanda Pulecio a indiqué qu'elle espérait que le président colombien Alvaro Uribe libèrerait des guérilleros, dans un geste de bonne volonté qui pourrait inciter les FARC à libérer sa fille détenue depuis plus de cinq ans par cette guérilla colombienne.
"J'espère que le président Uribe qui a offert maintenant de libérer plusieurs guérilleros le fasse de telle manière que la guérilla perçoive cela comme un geste de bonne volonté, et libère les otages", a déclaré Mme Pulecio lors d'une conférence de presse après avoir été reçue par la première dame et sénatrice argentine, Cristina Fernández de Kirchner. Cette dernière a promis son aide et celle de son mari, le président Nestor Kirchner, pour obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, 45 ans, ex-candidate écologiste à la présidentielle colombienne, enlevée en 2002 par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxiste).
"J'ai l'espoir que son appui, comme celui que m'a donné le gouvernement français soit suffisamment important qu'il pèse sur la réaction du président Alvaro Uribe", a ajouté Mme Pulecio. Une partie de la solution peut être trouvée "au travers d'un accord humanitaire, qui est ce que la guérilla réclame", a-t-elle précisé. "Ils disent que ça pourrait se faire si on démilitarise deux districts pendant 40 jours, où un dialogue avec le gouvernement pourrait avoir lieu pour chercher un échange entre 200 ou 300 guérilleros et tous les otages ou une partie d'entre eux", a-t-elle expliqué.
Après plusieurs mois d'immobilisme, le dossier a été relancé après l'évasion fin avril d'un ancien policier colombien qui a donné le premier témoignage indiquant qu'Ingrid Betancourt, était toujours en vie ainsi que trois otages américains.
M. Uribe a créé la surprise en évoquant le 12 mai une possible "libération massive" des rebelles des FARC actuellement en prison. Il a assuré vendredi que cette libération pourrait intervenir avant le 7 juin, précisant être "en train d'examiner tous les détails" d'une telle libération avec son homologue français, Nicolas Sarkozy, en position de médiateur.
En 2005, la France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé des négociations dans une zone démilitarisée à créer, en vue d'un échange humanitaire d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables posées par les deux camps ont bloqué tout progrès.