La revue de presse   de  www.Betancourt.info 

>Ajouter cette page à mes favoris

>Rechercher sur le web

Outils de traduction :   >Free.fr  >Google


Le président colombien ordonne à l'armée de libérer Ingrid Betancourt

19/05/2007 - Terra España; El Tiempo, Anatolian Times

Le président colombien Alvaro Uribe a ordonné vendredi à Bogota aux responsables de l'armée de "libérer par les moyens militaires" l'otage franco-colombien Ingrid Betancourt, tandis que sa famille a été reçue par le président de la République français Nicolas Sarkozy.

"Messieurs les généraux, nous allons libérer Ingrid Betancourt et les trois Américains", a déclaré le président au cours d'une cérémonie en présence de hauts responsables de la police et de l'armée.

"Ici il n'y aura pas de petits jeux avec ces bandits des Farc (guérilla marxiste), ici il n'y a pas de zone démilitarisée", a affirme M. Uribe.

En 2005, la France, la Suisse et l'Espagne avaient proposé des négociations à Pradera et à Florida, dans une zone démilitarisée de 480 kilomètres carrés à créer, en vue d'un "échange humanitaire" d'otages contre des guérilleros incarcérés. Mais les conditions préalables exigées par les deux camps ont fait échouer cette initiative jusqu'alors.

Selon le témoignage d'un sous-officier de la police, John Frank Pinchao Blanco, Ingrid Betancourt et les trois Américains sont tous détenus dans le même camp de prisonniers des rebelles, situé à la frontière avec le Brésil.

Ingrid Betancourt et son adjointe Clara Rojas sont otages de la guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes) depuis le 23 février 2002. Elles ont été enlevées par les FARC pendant la campagne présidentielle à laquelle Ingrid Betancourt se présentait comme candidate des Verts colombiens.

La France se prononce contre une action militaire

La famille d'Ingrid rencontre le président français SarkozyLa famille d'Ingrid Betancourt a été reçue vendredi par le président de la République français Nicolas Sarkozy. "C'est un moment d'espoir et de confiance", a déclaré Mélanie Betancourt, la fille de l'otage franco-colombienne, pour qualifier son entretien vendredi avec le chef de l'Etat.

Mélanie et son frère Lorenzo, Astrid Betancourt, la soeur d'Ingrid, et Fabrice Delloye, sont ex-mari, père de ses enfants, étaient également lors d'une réunion qui s'est déroulée juste avant la première réunion du Conseil des ministres.

"C'est un moment très très fort", a déclaré Mélanie Betancourt aux journalistes. M. Sarkozy "nous a prouvé que sa détermination était forte (...), on sent à quel point il est s'engagé jusqu'au bout pour la libération de maman", a déclaré la jeune fille.

M. Sarkozy s'est entretenu une demi-heure jeudi soir au téléphone avec son homologue colombien Alvaro Uribe. Il s'était alors dit "déterminé à obtenir le retour d'Ingrid Betancourt".

"C'est un moment d'espoir et de confiance", a-t-elle dit. "Ca peut changer tout, le fait qu'il ait appelé lui même Uribe, c'est avec ce type de dialogue que l'on peut faire changer les choses en Colombie", a-t-elle jugé alors que les tentatives de négociation entre les FARC et le gouvernement colombien ont toujours avorté.

"Ce n'est pas une tâche facile mais j'ai la conviction en écoutant le président (Sarkozy) qu'il saura trouver une juste réponse" pour amener les deux parties à négocier, a ajouté Mélanie Betancourt.

La FICIB lance un appel à la Communauté internationale

Après le discours du président Uribe, la Fédération Internationale des comités Ingrid Betancourt a publié le communiqué suivant :

Les comités de la Ficib ont entendu avec beaucoup d'inquiétude la déclaration du Président Uribe, qui vient de réitérer à son armée l'ordre de libérer par la force tous les séquestrés en pouvoir des Farc - en citant nommément Ingrid Betancourt et les trois otages américains.

La FICIB veut rappeler l'opposition unanime des familles à toute opération qui mettrait en danger la vie des otages, et demande à la Communauté Internationale d'intervenir auprès du Président Uribe pour qu'il accepte de s'engager dans la voie d'une solution négociée via un accord humanitaire avec la Guérilla, plutôt que dans des actions militaires dont il porterait personnellement la responsabilité des conséquences.

Nous lançons également un appel à toute organisation, gouvernement ou personne privée pouvant intervenir d'une manière ou d'une autre auprès du Secrétariat des Farc pour leur rappeler que la prise de civils en otage, les traitements inhumains et l'assassinat de prisonniers sans défense sont considérés comme des crimes de guerre et qu'ils devront éventuellement répondre de leurs actes devant la justice internationale.



>Tous les titres du mois 


> Poser une question,
   envoyer un commentaire

>www.Betancourt.info