|
||||||
Une tentative de libération d'Ingrid Betancourt par l'armée colombienne aurait avorté il y a une quinzaine de jours, annonce mardi RTL.
Après l'évasion d'un de ses compagnons de détention, Jhon Frank Pinchao, l'armée s'est rendue dans le camp de la guérilla d'où il s'était échappé, près de la frontière brésilienne, mais il n'y avait plus personne, ajoute la radio.
"Le mercredi 16 mai, l'armée colombienne dispose enfin d'un renseignement sûr : Jhon Frank Pinchao, l'ex-compagnon de détention d'Ingrid Betancourt, vient d'être récupéré par un hélicoptère de l'armée", précise-t-elle.
Ce dernier révèle alors aux militaires qu'il n'était pas le seul détenu dans le camp des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) et que d'autres otages, dont Ingrid Betancourt, sont avec lui.
A partir de ces renseignements, des hélicoptères prennent la direction de la frontière brésilienne, près de Mitu, suivant scrupuleusement les indications de l'ex-otage. Toutefois, les ravisseurs et leurs otages avaient déserté les lieux, probablement dès l'évasion de Pinchao.
Citant un officiel "qui suit le dossier de très près", RTL souligne que la famille Betancourt, opposée à toute opération, n'avait pas été prévenue, ni même l'ambassade de France.
Nicolas Sarkozy a eu vendredi dernier un nouvel entretien téléphonique avec son homologue colombien Alvaro Uribe sur le sort de l'otage franco-colombienne.
Le n°2 des Farc, qui détiennent Ingrid Betancourt depuis cinq ans, Paul Reyes, a demandé au président français d'intervenir en faveur de la création d'une zone démilitarisée permettant un échange de prisonniers.