La revue de presse   de  www.InfoLibertad.com 

>Ajouter cette page à mes favoris
Outils de traduction :   >Free.fr  >Google

> Sélection d'articles significatifs parus dans les 12 derniers mois


L'Etat colombien admet sa responsabilité dans la tuerie de 43 paysans

06/03/2009 - AFP, Le Courrier International, UniVision, Press TV

Le gouvernement colombien a admis mercredi la responsabilité de l'Etat dans le massacre perpétré dans le nord-ouest du pays par des paramilitaires d'extrême droite, qui ont tué 43 personnes, dont trois enfants, en 1990, sans jamais être condamnés.

"Au nom de l'Etat colombien, j'admet devant vous, familles de victimes et devant la communauté internationale et nationale, la responsabilité de l'Etat", a déclaré le ministre de la Défense Juan-Manuel Santos lors d'une cérémonie au ministère des Affaires étrangères, à Bogota.

Cette déclaration intervient après un arrêt rendu en 2006 par la Cour interaméricaine des droits de l'Homme dans lequel ses magistrats estiment que "la Colombie n'a pas adopté les mesures préventives suffisantes" pour éviter que les paramilitaires parviennent jusqu'à Puerto Bello, la localité où s'est produit ce massacre, non loin de la frontière panaméenne.

Cette reconnaissance publique de responsabilité de l'Etat colombien est la deuxième depuis le début de la démobilisation de quelque 30.000 paramilitaires, notamment des Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême-droite), accusés d'avoir assassiné des milliers de civils depuis le début des années 1990.

En septembre 2008, le gouvernement avait démandé publiquement pardon pour 342 assassinats commis entre 1986 et 1994, dans la région de Trujillo, dans le sud-ouest du pays.

Pendant deux décennies les AUC, créées officiellement pour contenir les guérillas d'extrême gauche dans le nord, le nord-ouest et l'est de la Colombie, ont torturé et massacré des milliers de civils comptant par endroits sur la bienveillance des autorités ou de l'armée.

Mercredi, une représentante des victimes de Puerto Bello, Elodina Romero, a remercié le gouvernement tout en exigeant "la fin de l'impunité" des auteurs de ces tueries, qui n'ont à ce stade pas été condamnés.

Selon l'enquête menée sur la tuerie, dans la nuit du 14 janvier 1990, des hommes de Fidel Castano, un des dirigeants des AUC, ont assassiné six habitants de Puerto Bello, avant d'en enlever 37 autres pour les torturer afin d'obtenir des informations sur la guérilla. Ils ont ensuite été tués.

Les camions transportant les paramilitaires ont pu parvenir au village après avoir franchi deux postes de contrôle de l'armée, censés s'assurer du respect d'une interdiction de circuler de nuit.


>Tous les titres du mois 


> Poser une question,
   envoyer un commentaire

>www.InfoLibertad.com