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L'état de santé d'Ingrid Betancourt se détériore, selon un médiateur colombien

28/03/2008 - Le Monde, Le Point, TF1, Reuters, Irish Times

Ingrid Betancourt, l'otage franco-colombienne de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), a reçu des soins médicaux en raison de son état de santé "très délicat", a annoncé jeudi 27 mars un médiateur colombien. "L'information dont nous disposons, du moins jusqu'au mois de février, c'est que son état est très délicat, que ses conditions physiques et sa santé se sont détériorées", a indiqué Volmar Perez, chargé des relations entre la population et les autorités, à la radio privée colombienne Caracol.

Selon les informations fournies au médiateur, l'otage serait atteinte d'une hépatite B et de leishmaniose, une maladie de la peau transmise par des piqûres d'insectes. L'ancienne candidate à la présidence, séquestrée depuis le 23 février 2002 par les FARC, aurait reçu des soins dans des postes médicaux situés dans le département de Guaviare, dans le sud-ouest du pays. "Nous avons pu vérifier qu'Ingrid Betancourt avait été soignée dans plusieurs postes de santé" dépendant des localités de San José del Guaviare et d'El Retorno, a précisé le médiateur colombien, ajoutant que les autorités colombiennes cherchaient à lui faire parvenir des médicaments.

LE VENEZUELA A "PERDU" LE CONTACT AVEC LES FARC

L'armée colombienne avait affirmé, mardi, ne pas détenir d'information sur Ingrid Betancourt, alors que plusieurs articles publiés dans la presse locale faisaient état d'une aggravation de son état de santé et de sa libération imminente. "Ce sont des bruits et des rumeurs. La vérité, c'est que nous n'avons rien de concret", avait alors affirmé le commandant de l'armée, le général Mario Montoya, sur la radio Caracol.

Le quotidien El Colombiano, de la localité de Medellin, avait repris dans son édition de mardi des témoignages de paysans du département de Guaviare affirmant avoir aperçu l'otage dans un état de santé alarmant. Le journal soulignait que cela "pourrait conduire la guérilla à la libérer à court terme" dans cette région où les FARC ont déjà relâché six otages depuis le début de cette année.

Le Venezuela avait quant à lui indiqué, mardi, qu'il n'avait plus de nouvelles informations sur Ingrid Betancourt depuis la mort du numéro deux de la guérilla colombienne, Raul Reyes, le 1er mars en Equateur. "Nous avons perdu les contacts, nous ne savons rien, nous espérons que les contacts et le mécanisme [de communication] seront rétablis" avec les FARC, avait affirmé le président vénézuélien, Hugo Chavez, lors d'une conférence de presse. "J'espère que le gouvernement [du président colombien, Alvaro Uribe] nous aidera dans ce sens." M. Chavez avait également rappelé qu'après la mort de Raul Reyes, "la probabilité de [parvenir] à la libération d'Ingrid" s'était "écroulée". "Ce n'est pas que c'est clos, ni que ce soit improbable, mais elle s'est écroulée."


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