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Le président équatorien Rafael Correa s'est rendu mercredi au Brésil en vue d'obtenir de son homologue Lula da Silva son soutien dans la condamnation de l'opération militaire colombienne sur le sol équatorien le week end passé.
Devant les journalistes, Rafael Correa s'est dit d'accord avec la théorie selon laquelle les autorités colombiennes avaient tué Raul Reyes, N°2 des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), pour "empêcher les négociations de libération d'otages d'avancer".
De son côté, le président brésilien Lula da Silva avait déclaré la veille que la Colombie avait eu tort d'envoyer un commando en Equateur, insistant néanmoins pour que les dirigeants de la région s'entendent pour mettre fin à la crise. "Je suis persuadé que nous allons trouver une solution calme et pacifique à tout cela", a-t-il affirmé.
Le président équatorien devait se rendre ensuite au Venezuela avant de reprendre sa tournée en Amérique latine via le Panama, le Nicaragua, et la République dominicaine en vue de rallier d'autres pays à sa vision des faits.
Reprochant à Bogota d'avoir violé sa souveraineté nationale en menant une opération militaire sur son territoire, Quito a coupé toute relation diplomatique avec son voisin et envoyé des troupes à la frontière. Le Venezuela voisin a également déployé des milliers de soldats sur sa propre frontière avec la Colombie
Le Président Sarkozy prêche la « modération »
Le président français, Nicolas Sarkozy, a appelé aux pays de la région andine et à « tous les acteurs concernés » dans la crise de « faire preuve de modération », dans une conversation téléphonique qu'il a eue aujourd'hui avec son homologue Hugo Chavez, a informé l'Elísée.
« Le président de la République a parlé aujourd'hui (mercredi) par téléphone avec le président Hugo Chavez pour discuter de la situation régionale et de la question des otages en Colombie », a annoncé dans un communiqué le porte-parole de la présidence, David Martinon.
« Devant l'augmentation inquiétante de la tension dans la région andine », Sarkozy « a réitéré son appel à tous les pays de la région et tous les acteurs concernés pour qu'ils fassent preuve de modération et de responsabilité, de sorte qu'on puisse rapidement retourner au dialogue et à la coopération », indique ce texte.
Les deux présidents ont en outre exprimé « leur espoir que les événements récents ne menacent pas la continuation du processus de libération des otages entre les mains du FARC ».
Sarkozy « a récemment remercié le président Hugo Chavez pour ses efforts, qui ont permis la libération de six otages», a ajouté le porte-parole.