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L'administration Bush semble de plus en plus disposée à entreprendre une opération militaire risquée pour délivrer les trois Américains otages des Farc depuis quatre ans..
Officiellement, le gouvernement des ETATS-UNIS n'a jamais engagé de négociations . De plus, le département de la justice refuse l'idée d'échanger les Américains contre deux guérilleros colombiens dtenus par les Etats-Unis.
Jo Rosano, mère d'un des otages , Marc Gonsalves croit comme les autres familles de séquestrés qu'une telle opération aurait comme conséquence la mort de son fils et des deux autres otages, Keith Stansell et Tom Howes.
"Ce serait un meurtre de faire cela," a déclaré jeudi Jo Rosano.
L'administration Bush prétend qu'elle fait son possible pour délivrer les trois Américains. "Je suis profondément préoccupé par leur destin," a déclaré le Président Bush dans une entrevue à RCN TV (Colombie), avant qu'il son voyage en Amérique latine.

Yolanda Pulecio, Jo Rosano, et Juan Sebastion Losada rencontrent le sénateur Dodd à Washington
Rencontre des familles avec un sénateur des USA
Jo Rosano, Yolanda Pulecio (mère d'Ingrid Betancourt) et Juan Sebastian Lodada (fils d'un autre otage colombien), ont rencontré la semaine passée le Senateur Christopher Dodd, (D-Conn.), et d'autres personnes dans le but de demander au sécrétaire général des Nations-Unies Ban-Ki-Moon d'organiser des négociations entre le Président colombien Alvaro Uribe et les dirigeants des FARC.
Lettre de Congressistes qui soutiennent "l'échange humanitaire"
Sept membres du congrès des ETATS-UNIS viennent d'envoyer une lettre approuvant la proposition de trois gouvernements européens pour une zone démilitarisée, où les négociations pour un "échange humanitaire" pourraient avoir lieu pour fixer avec les FARC. Ces représentants offrent même d'être présents dans la zone aux moments essentiels, afin de garantir le succès des entretiens.
C'est jusqu'ici l'expression la plus claire de membres du congrès pour exprimer une volonté d'arriver à une solution négociée du problème des otages :
8 mars 2007
Son Excellence Philippe Douste-Blazy
Ministre des relations étrangères
République Française
Son Excellence Miguel Ángel Moratinos
Ministre des relations étrangères
Royaume d'Espagne
Son Excellence Micheline Calmy-Rey
Département fédéral des affaires étrangères
Confédération Helvétique
Dr. Luis Carlos Restrepo
Haut commissaire pour la paix
Présidence de la République de la Colombie
Vos Excellences :
Nous sommes très concernés - tout comme vous - par la situation tragique qui dure depuis trop longtemps en Colombie.
Dans un acte de la cruauté qui viole la loi humanitaire internationale, le groupe insurgé des forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) détient cinquante-sept otages militaires et civils, certains depuis un peu mloins de dix ans. Les FARC insistent sur le fait qu'ils ne libéreront leurs otages que si le gouvernement colombien négocie avec eux un accord permettant de libérer des centaines de guérilleros prisonniers.
La plupart des personnes retenues en otage sont des citoyens colombiens, bien que trois soient des citoyens des ETATS-UNIS, employés d'une compagnie travaillant pour le département de la défense, dont l'avion a été abattu il y a plus de quatre ans dans un territoire controlé par la guérilla. La plupart des civils colombiens sont des personnalités, parmi lesquelles on compte d'anciens législateurs, des ex, gouverneurs, et l'ex candidate présidentielle Ingrid Betancourt, qui a également la nationalité française.
Nous nous joignons à vous pour sonner l'alarme, devant la tragédie de cinquante-sept êtres humains forcés de vivre captifs dans une jungle inhospitalière, et devant les centaines de membres de leurs familles qui ont été séparés de leurs pères, mères, maris, épouses, soeurs ou frères depuis des milliers de jours. Nous nous joignons également à vous pour inviter les FARC à abandonner cette tactique cruelle et à libérer leurs prisonniers immédiatement et sans condition.
Comme vous le savez, bien que les FARC insistent sur le fait que les négociations pour "un échange humanitaire" devraient avoir lieu dans une zone de 480 kilomètres carrés en Colombie du sud-ouest, de laquelle tout le personnel militaire devrait avoir été retiré, le gouvernement colombien a refusé de retirer ses forces de sécurité de cette zone, en particulier si les FARC insistent pour que leurs propres forces gardent, eux, leurs armes.
Le résultat est que nous sommes maintenant dans une impasse, avec deux parties qui refusent le dialogue,s et des otages qui ne peuvent espérer aucune libération. Ceci a duré trop longtemps. Nous sommes d'accord avec vous que le statu quo est inacceptable. Pour cette raison :
1. Nous appuyons la proposition présentée en 2005 par les gouvernements de France, d'Espagne et de Suisse, acceptée en principe par le gouvernement colombien. Selon cette formule, les entretiens pour l'échange humanitaire pourraient avoir lieu dans une zone de 180 kilomètres carrés dans le secteur proposé par les FARC. Les deux parties seraient sans armes dans cette zone, avec les trois pays et d'autres observateurs internationaux qui seraient chargés du contrôle et de la sécurité.
Cette proposition offre un bon cadre pour aller de l'avant. Nous invitons les FARC à montrer de la flexibilité et de la bonne volonté à s'engager. Pour les insurgés, ceci ne sera pas considéré comme perdre la face, mais plutôt comme la preuve qu'ils sont à l'écoute de l'opinion publique internationale.
2. Si les FARC et le gouvernement colombien acceptent de suivre le modèle français, espagnol et suisse, nous nous engageons à soutenir les discussions pour l'échange humanitaire en étant présents dans la zone de sécurité où les entretiens auraient lieu. Aux moments essentiels du processus, nous serons à même d'offrir toute l'aide, les conseils, l'accompagnement et l'appui politique que les membres du congrès des ETATS-UNIS peuvent fournir.
Naturellement, un accord sur la zone où se dérouleraient les entretiens est seulement une première étape. Les entretiens pour l'échange humanitaire seront difficiles, lorsque les deux parties discuteront de certaines questions épineuses comme la possibilité pour les guérilleros libérés de rejoindre les FARC, ou l'engagement des guérilleros à cesser toute nouvelle prise d'otage.
Ces questions et plusieurs autres très importantes attendent les négociateurs. Mais pour le moment, la chose la plus importante est de mettre le processus en marche. Dans ce but, nous mettons en gage notre appui à la proposition française, espagnole et suisse et notre bonne volonté d'être présents dans la zone si nécessaire.
Merci de votre considération.
Sincèrement,
Représentant James P. McGovern (DMA)
Rep. Janice D. Schakowsky (DILUÉ)
M. Grijalva (D-AZ) De Rep. Raul
Rep. Sam Farr (DCA)
Représentant Peter Gallois (D-VT)
Rep. Maurice Hinchey (D-NY)
Rep. William D. Delahunt (DMA)