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Le Haut Commissaire pour la paix du gouvernement colombien, Luis Carlos Restrepo, a déclaré qu'il attendait, à partir de la seconde semaine d'avril, une nouvelle rencontre à Cuba avec la guérilla de l'Eln, afin de décider d'une cessation d'hostilités avec ce groupe rebelle.
"En principe, nous avons pensé à une durée maximale de six semaines : trois semaines pour commencer, avec des réunions ininterrompues, puis une semaine pour des consultations internes et deux semaines pour terminer. Nous espérons de la sorte arriver à une décision définitive sur la cessation des hostilités avec ce groupe ", a dit Restrepo à des journalistes.
Selon un document divulgué par le bureau de Restrepo, où on fait le compte des dialogues entamés avec l'Armée de Libération Nationale (Eln, guevariste), cette date a été proposée au groupe insurgé par une lettre qui lui a été envoyée mercredi passé.
Dans cette lettre, Restrepo invite l'Eln à confirmer qu'elle participera à cette réunion pour pouvoir "coordonner les activités logistiques en rapport avec le transfert à La Havane". Toutefois, ce vendredi l'Eln, a déclaré qu'il existait avec le Gouvernement un désaccord pour continuer le processus de dialogue entamé en décembre passé.
Le porte-parole du groupe insurgé, Francisco Galan, a déclaré que "en ce moment, la différence essentielle entre les parties est que le Gouvernement veut arriver à un accord de principe, sans décider préalablement d'un agenda de base qui délimite et spécifie les sujets sur lesquels on va établir les accords".
Galan a fait cette déclaration en répondant à l'Église Catholique qui avait accepté une invitation de l'Eln pour une rencontre prochaine à Cuba ou au Vénézuéla pour "réfléchir" sur le processus avec le Gouvernement.
Le Gouvernement du président Álvaro Uribe et l'Eln (le second groupe insurgé du pays) ont terminé le premier mars passé à La Havane une cinquième série de conversations, après lesquelles Restrepo avait assuré qu'avant avril, les parties pourraient signer un accord de base pour les négociations. Selon Restrepo, cet accord inclurait les modalités pour une cessation d'hostilités, la libération des kidnappés par l'Eln et les garanties du Gouvernement pour les guérilleros.