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Les farc viennent d'annoncer qu'ils seraient disposés à rencontrer sept législateurs américains qui ont offert d'accompagner les discussions pour obtenir la libération des otages "échangeables", à condition que la rencontre se passe dans un territoire démilitarisé.
Sept membres démocrates du Congrès états-unien ont annoncé début mars qu'ils taient disposés à accompagner les discussions pour la libération des otages en pouvoir des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC); le Gouvernement du président Alvaro Uribe a accepté cette aide, qui pourrait être la clé pour entamer le processus et mettre fin à un drame de plusieurs années.
"Il est évident que, oui, nous sommes disposés à recevoir les sept congressistes démocrates américains dans la zone des deux communes démilitarisées," a déclaré le chef des FARC, Raúl Reyes, en répondant un questionnaire que lui avait envoyé par internet la chaîne Noticias Uno, réponse diffusée dimanche dans la nuit.
La guérilla exige d'Uribe qu'il retire l'armée et la police d'une zone montagneuse du sud-ouest du pays, d'une superficie de 780 kilomètres carrés, (la superficie de New York), pour que ses négociateurs et ceux du Gouvernement se réunissent pour discuter d'un accord humanitaire d'échange de prisonniers.
Mais Uribe, fidèle allié des Etats-Unis mène une campagne militaire agressive contre les FARC qu'ils viennent de forcer à accomplir un repli stratégique, refuse de retirer ses troupes.
Les Forces Militaires soutiennent que la guérilla cherche à récupérer le contrôle territorial d'un territoire stratégique pour le trafic de drogues et d'armes.
Bien que certains des otages soient sur le point de terminer leur 10ème année en pouvoir des FARC, les positions radicales des deux parties ont empêché un accord de mettre fin au drame.
Le Haut Commissaire pour la paix, Luis Carlos Restrepo, a déclaré la semaine arrivée que les législateurs américains avaient exprimé leur intérêt de participer à la discussion, ce qui d'après lui "donnerait confiance aux FARC qui craignent que les Etats-Unis lancent une opération militaire pour capturer les négociateurs et les extrader".
Uribe subit une pression internationale, principalement des gouvernements européens comme la France, pour qu'il conclue un accord avec la guérilla de façon à permettre la libération d'Ingrid Betancourt, qui s'est transformée un symbole du kidnapping.
Bien que la guérilla utilise le kidnapping comme une importante source de financement tout comme le trafic de drogues, le cas de Betancourt et des 60 autres otages est de caractère purement politique.
Plus de 3.100 colombiens sont kidnappés actuellement dans le pays, dans lequel un conflit interne vieux de plus de quatre décennies coûte des milliers de vies chaque année.