|
||||||
Selon le journal "Los Angeles Times", le chef de l'Armée colombienne, le général Mario Montoya, aurait largement collaboré avec les paramilitaires d'extrême droite, selon des informations citées par la CIA.
Cette révélation sur les lien entre Montoya et les "paras", qui figurent dans la liste de groupes terroristes du Département d'État, se produit au moment où le Congrès des USA, sous contrôle démocrate, étudie le versement de quelque 700 millions de dollars d'aide pour la Colombie.
Le journal a indiqué hier, dans un article étendu, que ce lien présumé entre Montoya et les paramilitaires pourrait augmenter les pressions pour réduire ou conditionner l'aide américaine pour la seconde phase du "Plan Colombie".
Si cela se confirme, il s'agirait du fonctionnaire du rang le plus élevé en Colombie qui serait impliqué dans le scandale croissant des liens entre les "paras" et plusieurs dirigeants politiques.
Un rapport récent de l'Agence Centrale d'Intelligence (CIA), analysé par le journal, indique que Montoya et un groupe paramilitaire d'extrême droite auraient planifié et effectué de façon conjointe, en 2002, une opération appelée "Opération Orion" pour éliminer la guérilla marxiste de zones marginales autour de Medellín. La CIA n'a pas nié l'authenticité du document mais elle ne l'a pas non plus confirmée; toutefois, elle aurait demandé que le journal élimine certains détails du document parce que, selon l'agence d'espionnage, ils pourraient nuire tant aux sources qu'aux méthodes décrites dans le rapport.
Le rapport, transmis au "Los Angeles Times" par quelqu'un qui a demandé d'être uniquement identifié comme "employé gouvernemental", comporte des données obtenues d'un autre service d'intelligence de l'hémisphère occidental. Cet employé a décidé de dévoiler le document, étant donné son mécontentement parce que les USA n'ont pas exigé de comptes plus clairs de la part du gouvernement du président Uribe, selon le journal.
Ce document pourrait aussi impliquer le chef des Forces Armées de la Colombie, le général Freddy Padilla, commandant l'armée à Barranquilla.