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Le refus du président colombien, Alvaro Uribe, de faciliter la libération de deux policiers kidnappés par la guérilla des FARC l'a exposé dimanche à de nombreuses critiques pour avoir fait passer ses intérêts électoraux avant le drame des séquestrés.
Une opération du Comité International de la Croix Rouge (CICR) pour recueillir samedi deux policiers - détenus depuis cinq mois - a été suspendue pour une période indéterminée à cause des combats qui ont opposé l'Armée et les FARC dans la zone prévue pour la libération, un village de la commune de la Dorada, département de Putumayo (sud).
Le commandant des Forces Militaires, le général Carlos Ospina, a justifié cette opération en indiquant que "il n'avait pas été officiellement informé" de la libération (pourtant annoncée depuis longtemps par tous les journaux...) , ainsi que par les attaques récentes des rebelles dans le Putumayo.
L'incident a provoqué une vague de critiques contre Uribe, qui avait laissé voir son malaise à l'annonce des FARC de libérer les policiers en présence du candidat présidentiel Alvaro Leyva - un adversaire électoral d'Uribe, critique dur de sa politique de "main forte" et proche du groupe armé.
Uribe avait accusé les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) d'utiliser les otages comme "marchandise électorale" pour favoriser Leyva, qui a indiqué que les militaires, en obéissant au chef de l'Etat, avaient ainsi torpillé l'opération de libération.