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La guérilla des FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) a intensifié ses attaques dans les zones rurales, à l'approche des élections législatives du week-end prochain. Ils ont d'autre part promis la libération de deux de leurs otages, des policiers, une offre qualifiée de chantage politique abusif par le président Alvaro Uribe.
A San Vicente del Caguan, dans l'ancienne "zone libérée" des FARC, où s'étaient tenues les négociations de paix pendant la période 1999-2002, deux personnes, des civils, ont été tuées et neuf autres blessées dans l'explosion d'une bombe.
Samedi, trois autres civils, dont un bébé de six mois, avaient été tués à Montebonito, 170 km au nord-est de Bogota, autre attaque attribuée aux FARC. Le 25 février, les FARC avaient abattu neuf conseillers municipaux dans la petite ville de Rivera.
Les assaillants ont par ailleurs fait sauter un oléoduc et des pylônes électriques, selon les autorités.
Il y a deux semaines, les FARC on décrété une interdiction de circulation dans cinq provinces, dont celle de Caqueta, où se trouve San Vicente (310 km au sud de Bogota). Cette interdiction court jusqu'au scrutin présidentiel du 28 mai, dans lequel Alvaro Uribe, 53 ans, artisan de la politique de la "main dure" contre la guérilla, est donné largement favori, avec plus de 50% des intentions de vote. Et ce après une révision constitutionnelle qui lui permet de postuler à un second mandant.
Les partisans d'Uribe devraient également, selon les derniers sondages, remporter une large victoire lors des législatives de dimanche prochain.
Dimanche, les FARC ont par ailleurs annoncé qu'ils comptaient libérer deux policiers enlevés il y a six mois, et les remettre au candidat de l'opposition à la présidence, Alvaro Leyva, qui a mis la reprise des pourparlers avec les FARC à son programme. Pour le président Uribe, cette annonce équivaut à du "trafic d'être humains, en violation totale de la démocratie".
De son côté, Leyva, qui a longtemps tenu lieu d'intermédiaire avec les FARC dans le conflit, est un ami personnel du chef de la guérilla, Manuel Marulanda. Il a moins de 1% des intentions de vote
Dans un communiqué publié la semaine passée, la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l'Homme) a condamné avec force la campagne de violence lancée par les Farc.