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CICR : le nombre de disparitions a augmenté en Colombie en 2005

30/03/2006 - RCN Radio

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) a indiqué qu'en 2005, on avait enregistré en Colombie au moins 317 cas "vérifiés" de disparitions forcées, soit un accroissement de 30 pour cent par rapport à l'année précédente.

Juan Pedro Schaerer, ex-responsable de la mission du CICR en Colombie, a expliqué dans une conférence de presse que ce chiffre représentait uniquement les cas "documentés" et que ce n'était pas un chiffre exhaustif - le nombre réel de cas pouvant être supérieur".

"Le niveau des disparitions est encore élevé et préoccupant", a indiqué le diplomate d'origine suisse, qui termine sa mission en Colombie après trois années, et qui sera remplacé par Barbara Hintermann.

Il a ajouté que l'année passée, la mission du CICR en Colombie avait obtenu les preuves de 198 exécutions sommaires, de 72 prises d'otage et de 21 attaques de missions médicales, parmi d'autres violations flagrantes du Droit International.

Schaerer a aussi déclaré que "pour le CICR il n'y a pas eu de changement dans la situation de conflit interne, puisqu'il y a toujours présence d'acteurs armés qui disposent d'une capacité d'opération militaire". Il fait allusion ici à la position officielle du Gouvernement colombien qui affirme "qu'il n'y a pas conflit armé dans le pays, mais simplement des attaques terroristes".

Quant à la possibilité d'un accord humanitaire pour que la guérilla des Farc libère les kidnappés en son pouvoir, il a déclaré que "ce qui complique la situation en Colombie, c'est qu'il y a un groupe de civils privés de liberté, pour la libération desquels on exige des conditions".

Les Farc ont en leur pouvoir une soixantaine de soldats, de policiers, de politiciens et trois Américains, qu'ils veulent échanger contre un demi - millier d'insurgés détenus dans les prisons du pays.

Le chef de la mission du CICR a déclaré que "il faut libérer ces personnes, trouver des solutions" et il a ajouté que "on peut trouver des mécanismes qui respectent les normes internationales".

Il a spécifié que l'année passée le CICR avait servi de médiateur pour la libération de trois soldats et de trois policiers kidnappés. Cette organisation avait également fourni unes assistance d'urgence à 55.000 déplacés, chiffre qui a été réduit de 18 pour cent comparé à ceux de 2004.


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