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Cinq sous-officiers de l'armée colombienne ont accompli ce vendredi huit années en pouvoir de la guérilla des FARC, détenus après une attaque dans le département de Caquetá (sud de la Colombie) qui a causé la mort de 65 soldats, au moment où un haut tribunal vient d'ordonner indemniser les familles de deux de ces victimes. Le jugement du Conseil de l'État a considéré que le décès des soldats a été dû "à une erreur de l'armée, dans laquelle on n'a pas suivi les ordres, où il y a eu des déficiences tactiques et opérationnelles, avec une logistique déficiente".
Ce jugement indique en outre qu'il y a eu excès de confiance et manque de stratégie pour affronter l'attaque subversive.
Le jugement a été émis le jour anniversaire de l'attaque, qui s'est produite le 3 mars 1998 au lieu dit El Billar près de Carthagène du Chairá.
La décision du tribunal a été acceptée par l'état qui devra payer une indemnisation dont le montant n'a pas été révélé, aux familles des soldats Rigoberto Grajales et Jáider Lune, qui sont morts dans l'attaque.
Dans cette attaque, outre les 65 victimes, 20 militaires ont été gravement résulté blessés et 43 ont été kidnappés. Les Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC) ont par la suite libéré tous les soldats et n'ont gardé que cinq sous-officiers en leur pouvoir.
Ces sous-officiers font une partie d'un groupe de 58 personnes, parmi lesquels Ingrid Betancourt, Clara Rojas, des politiques, des militaires, des policiers, et trois Américains que les FARC prétendent échanger contre 500 rebelles emprisonnés.
Il y a un mois, les FARC avaient annoncé le décès en captivité, des suites d'une maladie non définie, selon cette organisation rebelle, du capitaine de Police Julian Ernesto Guevara, qui avait été kidnappé sept ans auparavant.