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Le président Álvaro Uribe, a autorisé Jacques Chirac à entamer des négociations avec les Farc, pour la libération de de tous les kidnappés. En outre, il lui a donné carte blanche pour explorer un accord humanitaire éventuel, qui permette la libération de tous les kidnappés en pouvoir de cette organisation insurgée.
L'initiative vise à la libération de l'ex-candidate Íngrid Betancourt, kidnappée il y a trois ans dans le Caquetá et non celle de tous les kidnappés qui sont en pouvoir de la guérilla des Farc.
Selon ces informations, le chef du gouvernement français a été autorisé à établir un contact avec le porte-parole de la guérilla, Raúl Reyes. La discrétion est bien sur de rigueur, mais l'information a été confirmée hier par l'ambassadeur de ce pays, Miguel Gómez, ce qui ranime l'espoir de voir enfin reprendre les négociations.
Les contacts
Le diplomate a confirmé que ces dialogues avaient été autorisés il y a un certain temps pour tenter d'obtenir la libération d'Íngrid Betancourt. « Le gouvernement français a dit clairement qu'il y avait eu des contacts avec certains chefs de la guérilla dans le sud du pays », a dit essentiellement Gómez à des journalistes après une réunion qu'i s'est tenue avec le président Alvaro Uribe au Palais Présidentiel. « Il y a eu des contacts avec Raúl Reyes», a indiqué l'agent diplomatique.
Toutefois, Gómez s'est abstenu de révéler qui ont été les délégués du gouvernement de Jacques Chirac dans ces contacts avec les Farc. Interrogé pour savoir si les conversations s'étaient exclusivement concentrées la libération de Betancourt, l'ambassadeur a déclaré qu'on avait traité « tout le sujet de l'échange humanitaire ». « Ce qui vaut la peine souligner ici, c'est que nous en effet avons obtenu qu'en France on comprenne que le problème des politiciens kidnappés n'est qu'une partie du problème que vit la Colombie », a-t-il conclu.