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Un rapport dramatique sur le kidnapping, la disparition et le décès des captifs de groupes armés illégaux et d'autres organisations criminelles dénonce le haut degré d'impunité qui caractèrise ces infractions en Colombie, d'après la Contraloría Générale de la Repúblique. Selon ce document, 9.040 personnes sont considérées comme kidnappées ou ont disparu. Dans ce groupe, on n'a aucune preuve de survie pour 3.477 personnes. « Ils ont disparu », a déclaré le Controleur, Antonio Hernández Gamarra.
Selon la Contraloría, les autorités ne reconnaissent comme captifs des organisations criminelles "que" 5.563 personnes.
Le rapport indique que durant la seule année 2003, 200 enfants ont été kidnappés en Colombie et que 63 pour cent des victimes de cette infraction restent entre trois et six ans en captivité. Il révèle qu'entre les années 1981 et 2003 on a kidnappé 31. 827 personnes. Parmi elles 2.147 sont mortes en captivité.
Le rapport, préparé par la Contraloría pour le secteur Défense, Justice et Sécurité, révèle que, bien que le kidnapping en Colombie ait diminué entre 2001 et 2003, la politique anti-séquestration de l'État est faible et déficiente, et que le rôle du Ministère de l'Intérieur est presque nul.
La Contraloría a attiré l'attention sur le haut degré d'impunité de cette infraction, puisque, selon l'étude, la probabilité qu'une personne soit jugée pour avoir commis un kidnapping en Colombie est de de six pour cent.
Le rapport montre que l'attention pour le kidnappé et sa famille par le gouvernement est insuffisante, incomplète, inopportune et exempte d'expression normative.
Il indique que le zèle excessif dont font preuve quelques organismes, rend impossible l'échange d'informations nécessaires au sauvetage des victimes et à la désarticulation des bandes spécialisées dans les kidnappings, et qu'elle rend difficile la capture de membres de groupes insurgés.
Le rapport indique que les régions les plus touchées par le kidnapping sont Antioquia, César et Cundinamarca. Il indique qu'entre les années 1996 et 2003, on a payé 162.709 millions de pesos pour la libération de kidnappés; les principaux destinataires étant les Farc avec 43.9 pour cent et l'ELN avec 20.2 pour cent.