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Dans le rapport annuel qu'elle vient de publier à Londres, l'ONG Amnesty International (AI) affirme que la Colombie a encore été la scène de graves abus dans le domaine des droits humains et du droit international humanitaire en 2005, à cause du conflit armé qui sévit dans le pays depuis plus de 40 années.
Selon l'ONG, il y a eu une diminution des meurtres et des kidnappings, mais il y a eu par contre au moins 100 cas d' "exécutions extrajudiciaires" commises par des membres des forces de sécurité, faussement enregistrées comme étant des "décès de guérilleros morts au combat".
De même, les assassinats de civils par les organisations armées illégales de partisans et de paramilitaires ont continué.
Violence paramilitaire
Les paramilitaires, "soi-disant démobilisés" en 2005 en application de la très polémique Loi "Justice et Paix", ont continué à perpétrer leurs violations aux droits humains, tandis que les guérillas ont commis des infractions "graves et généralisées" au droit international humanitaire, selon AI qui souligne aussi qu'il y a de fortes présomptions de liens entre les paramilitaires et les forces de sécurité.
Violence subversive
Le Farc et l'Eln ont commis des violations "graves et généralisées", comme des kidnappings et des meurtres de civils, dénonce spécialement Amnesty. On attribue environ 2.750 homicides et "disparitions" aux paramilitaires depuis qu'ils ont annoncé la cessation des hostilités en 2002 jusqu'à la fin de 2005, affirme le rapport.
Le rapport souligne aussi la violence contre les femmes, les kidnappings et les menaces de mort dont sont victimes les syndicalistes, les défenseurs des droits humains, les activistes communautaires et les Communautés indigènes, entre autres.
Le rapport signale aussi "les menaces continues, les kidnappings et les homicides dont des journalistes ont été victimes", actes qui ont attenté à "la liberté d'expression", qui "continue à être menacée" dans le pays.
Le rapport d'Amnesty :
Reuters AlertNet, UK