La revue de presse   de  www.Betancourt.info 

>Ajouter cette page à mes favoris

>Rechercher sur le web

Outils de traduction :   >Free.fr  >Google


"Medios para la paz (les Media pour la Paix)" reçoit le 1er Prix de Catalogne pour la liberté d'expression

04/05/2006 - Europa Press, ONU, L'Orient le Jour

Cette organisation dénonce le fait que les menaces et les meurtres ont fait se développer l' "autocensure" et "qu'il y a beaucoup de sujets qu'on n'ose plus aborder" en Colombie.

L'organisation de journalistes "Medios por la Paz " a reçu aujourd'hui à Barcelone le Ier Prix International de Catalogne pour la Liberté d'Expression, pour ses 9 années de travail en défense de la liberté de presse en Colombie et pour son soutien aux journalistes de ce pays dans les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour faire leur travail.

À travers ses cours de formation, une consultation 24 heures sur 24 et diverses tâches de recherche et d'information sur Internet, cette organisation "essaye d'aider les journalistes de tous les coins du pays" - eux qui "sont seuls, coincés entre les attaques de la guérilla, le trafic de drogues et les politiciens corrompus", a expliqué le directeur exécutif de "Medios por la Paz", Gloria Ortega.

Avec les quelque 85 journalistes colombiens qui en font partie, "Medios por la Paz"  a pour but "de combattre pour la liberté de presse" en Colombie, mais aussi " d'élever le niveau professionnel des journalistes en leur donnant des outils, des idées, des pistes et des solutions devant le défi que constitue un métier de journaliste en Colombie", comme l'indique la fondatrice de l'organisation dans la revue de l'association, 'le silence des media '.

Ortega dénonce "la recrudescence du conflit" en Colombie, qui au cours des dernières années "a développé le phénomène d'autocensure" parmi les journalistes, qui "ne racontent pas ce qui se passe réellement, non parce qu'ils ne le savent pas, mais parce qu'ils ont une âme, un coeur et une famille".

Entre 1993 et 2005 on a assassiné en Colombie 118 journalistes, 308 autres ont été attaqués, 112 kidnappés et 75 ont dû s'exiler pour protéger leur vie. Les menaces de mort visant les professionnels et leurs familles "sont quelque chose de quotidien" dans ce pays.

Devant cette situation, les journalistes de l'organisation ont essayé de créer "un réseau de transmission de l'information" entre professionnels pour que "les journaliste se sentent un peu plus rassurés lorsqu'ils doivent publier quelque chose", mais malgré cela, "il y a encore beaucoup de sujets que l'on n'ose pas aborder aujourd'hui en Colombie", a expliqué Ortega.

CÉLÉBRATION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LIBERTÉ DE LA PRESSE

La commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse s’est ouverte ce matin au Siège des Nations Unies à New York sur un bilan alarmant.  En 2005, 47 journalistes ont été tués et 11 ont perdu la vie au cours des premiers mois de l’année 2006, faisant dire au Secrétaire général des Nations Unies qu’il est tragique et inacceptable que le nombre de journalistes tués soit devenu le paramètre permettant de mesurer le degré de liberté dont jouissent ceux qui exercent la profession. 

Même dans les pays où il existe des médias indépendants, les frictions avec les gouvernements ou les différents lobbies et mafias ne peuvent être évitées.  Tous les mois de janvier, le Comité publie une liste de journalistes tués dans ces pays.  Pour 2005, 47 assassinats ont été enregistrés, sans donner lieu à des poursuites judiciaires contre les responsables, comme c’est le cas en Colombie, en Bolivie ou en Fédération de Russie.  Le mauvais fonctionnement de la justice représente la menace la plus grave pour les journalistes qui sont contraints, pour sauver leur vie, de s’autocensurer. 


>Les titres du mois 


>www.Betancourt.info