|
||||||
Durant un Conseil communal du Gouvernement, à Cali, le président de la Colombie a ainsi répondu aux parents des otages des Farc.
« L'instruction que j'ai donnée à l'Armée et la Police est d'opérer un sauvetage », a dit le président.
« Je ne peux pas nier l'instruction (...), je n'aime pas mentir au peuple colombien », a signalé Uribe en faisant allusion à la préoccupation des familles à propos de tentatives de sauvetage des otages, la première s'étant soldée par un échec.
Mais Uribe a aussi rappelé aux familles que le Haut Commissaire pour la Paix, Luis Carlos Restrepo, est autorisé à gérer un accord humanitaire avec les rebelles.
Comme porte-parole unique du Gouvernement devant les groupes armés illégaux, Restrepo a proposé aux FARC qu'ils se réunissent avec lui dans une Eglise catholique pour négocier un consensus en faveur des otages.
Mais l'offre a été rejetée par les insurgés, qui insistent sur le fait que les négociations soient effectuées dans un territoire démilitarisé conformé par Florida et Pradera, localités situées à moins de cinquante kilomètres à l'est de Cali.
Outre les otages de cette ville, douze députés kidnappés il y a trois ans au siège législatif régional, les Farc détiennent une cinquantaine de personnes, entre autres des politiciens, des effectifs de la force publique et quatre étrangers (trois Américains et un allemand).