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Le chef guérillero n'a pas apporté de précisions sur l'état de santé de la politique kidnappée il y a trois ans par les Farc.
Rayes a indiqué que « la situation des prisonniers au pouvoir des Farc est bonne » et a assuré que le gouvernement « diffuse de fausses rumeurs à propos des prisonniers dans le but de confondre les familles et les amis ».
« Chaque fois que les prisonniers souffrent de problèmes de santé, ils reçoivent tout comme les guérilleros des soins appropriés et un traitement médical » a répondu Reyes depuis un campement dans les montagnes colombiennes.
« La situation d' Ingrid est identique à celle des autres prisonniers » a-t-il ajouté.
Les Farc détiennent 23 politiciens, 47 militaires et policiers, trois Américains et un Allemand qu'il propose d'échanger contre quelque 500 guérilléros emprisonnées. Le groupe rebelle a aussi en son pouvoir des dizaines de civils plagiados, essentiellement pour extorsion d'argent.
Betancourt, 42 ans, colombienne de naissance et de nationalité française par son premier mariage avec un diplomate français avec lequel elle a eu deux enfants, a été retenue par les Farc le 23 février 2002, lors de sa campagne politique dans le sud de la Colombie comme candidate présidentielle pour le Parti Ecologiste Oxigeno Verde.
La semaine passée, Juan Carlos Lecompte, le second conjoint de Betancourt, a dit que la famille n'avait aucune information, ces derniers mois, sur son état de santé. « On nous a dit qu'elle était malade, mais il s'agit de rumeurs qui n'ont pu être confirmées », a-t-il ajouté.