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Ces chiffres sont publiés par le Bureau de consultance pour les Droits Humains et le Déplacement (Codhes), dans son rapport sur la situation du pays.
Ceci veut dire, selon le rapport (intitulé « La politique de l'autruche »), que chaque jour 778 personnes sont déplacées et 11 perdent la vie, ce qui représente une augmentation de 10 pour cent par rapport au chiffre enregistré pour la même période en 2004.
Codhes, qui opère depuis 1995, insiste, dans son rapport, sur le fait que la population civile est la principale victime du conflit armé puisqu' elle se trouve au centre du feu croisé entre des Forces Militaires, paramilitaires et la guérilla.
Selon l' ONG, trois réalités sont à l'origine des déplacements : l'offensive gouvernementale contre les Farc, les violations du cesser le feu par les groupes paramilitaires et la fin du repli des Farc.
Ceci conduit à ce que les départements où est menée l'offensive militaire contre les Farc dans le cadre du Plan Patriota - spécialement Caquetá, Meta et Guaviare -, les régions d'influence paramilitaire - Côte Atlantique et Magdalena Medio -, les zones où les Farc ont attaqué - Cauca, Nariño et Antioquia -, et les régions de fumigations aériennes - Nariño et Choco -, soient indiqués par le rapport comme les zones les plus touchées par le déplacement forcé.
Entre janvier, février et mars de cette année, 363 communes de 32 départements auraient accueilli des populations déplacées par la violence.
Codhes souligne également la tendance au développement du conflit armé dans quelques régions comme la Côte Pacifique ; à son maintien dans d'autres comme le sud, et à son expansion dans d'autres comme au sud-est du pays.
Finalement, le document Codhes dénonce le fait que le Gouvernement tente de diminuer l'indice des déplacements forcés au moyen « du rejet, de l'ignorance ou de l'invisibilité de la population déplacée ». Pour preuve, selon l'ONG, l'augmentation du pourcentage de personnes qui essayent d'entrer au registre de déplacement du Réseau de Solidarité Sociale et en sont rejetées.
El TIEMPO a essayé de connaître la position du Gouvernement sur ce rapport, mais en vain.