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le Farc se prononcent sur la libération massive de guérilleros

03/06/2007 - AnnCol, Latin Reporters, Le journal du dimanche, Radio Caracol, Intnl Herald Tribune

Dans un communiqué intitulé "la tromperie" envoyé à la redaction d'ANNCOL (agence qui leur sert habituellement à diffuser leurs messages) le Secrétariat des Farc explique les "véritables intentions d'Uribe avec cette farce". "L'annonce démagogique d'une libération unilatérale de prisonniers n'a rien à voir avec un Échange qui devra être le résultat d'accords entre l'État et la guérilla, où on aura défini les critères, le planning, les noms, les garanties, les observateurs et les mécanismes".

Communiqué des Farc :

"La tromperie"

1. Avec la liberté conditionnelle des prisonniers, le Président cherche à dissimuler sa véritable intention d'empêcher que les autorités judiciaires avancent dans leurs recherches concernant les membres du Congrès, les militaires, les personnalités et son propre Gouvernement, pour les liens évidents qui le lient aux narco-para-polítiques et pour sa responsabilité dans des crimes multiples et terribles contre des civils accusés de soutenir la guérilla; il veut ainsi inutilement créer un rideau de fumée autour de l'espionnage téléphonique ordonné et utilisé par ce dernier et par lui-même, qui se montre chaque fois, de manière indigne, plus servile devant les dictats de la Maison Blanche.

2. Cette farce uribiste est une autre tromperie pour les familles et les amis des prisonniers des deux parties qui, en outre, dénature la nature des prisonniers pour hausser les statistiques, puisqu'il met dans le même panier :

a. des Guérilleros, qui ont gardé leur dignité révolutionnaire en rejetant l'offre trompeuse et en exigeant l'Échange.

b. des déserteurs, qui ont trahi les FARC et par cette décision ont cessé d'être membre de la guérilla, et qui donc ne peuvent évidemment pas être l'objet d'un échange humanitaire.

c. des civils accusés d'être membres de la guérilla.

3. L'annonce démagogique de libérer unilatéralement des prisonniers ne peut rien avoir à voir avec un Échange qui devra être le résultat d'accords entre l'État et la guérilla, où on aura défini les critères, le planning, les noms, les garanties, les observateurs et les mécanismes. Les FARC rejettent les fausses promesses de ceux qui prétendent transformer la clameur nationale pour l'Échange Humanitaire en une publicité pour soigner les blessures causées par la politique néo-libérale et terroriste d'un Régime illégal comme celui d'Uribe.

4. La conclusion d'un Échange exige du réalisme politique et du sérieux de la part du gouvernement, et nécessite l'abandon du double jeu officiel qui règne actuellement, puisque tandis qu'il détourne l'attention avec sa publicité sur la libération des prisonniers, les troupes officielles continuent à tenter des sauvetages "par le sang et par le feu" sans se soucier en rien de la vie et de l'intégrité des prisonniers. Nous réitérons aujourd'hui la nécessité de démilitariser les communes de Florida et Pradera pour concrétiser là-bas, les termes d'un Accord Humanitaire.

Le Secrétariat de l'État Major Central
FARC-EP

Les parents de kidnappés sont perturbés par ce rejet

Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, a déclaré que dans le processus d'élargissement de guérillero des Farc, ce qui avait manqué c'était un rapprochement préalable avec ce groupe armé illégal.

"C'est un peu triste, c' est une désillusion, mais dès le début je me suis imaginé que cela allait se passer comme cela, parce que la base de tout c'était d'avoir un dialogue préalable avec le Farc, une conversation ou un rapprochement qui indiquerait qu'en échange des guérilleros on allait libérer les kidnappés, tous ou certains... j'avais peur que cela arrive... c'est très préoccupant", a assuré Yolanda Pulecio.

Pour sa part Lucy de Gechem, épouse de Jorge Eduardo Gechem, a exprimé sa préoccupation devant le rejet des Farc et a déclaré qu'il était regrettable qu'ils n'aient pas pris en considération ce geste du gouvernement pour arriver à la libération des kidnappés.

"Cela m'étonne beaucoup que les Farc n'aient même pas eu un geste humanitaire où ils auraient démontré leur bonne volonté au pays ... ils disent rechercher un accord humanitaire mais ils ne le démontrent pas", a affirmé Gechem.

Les parents sont tous d'accord pour demander la libération du petit Emmanuel, comme preuve de sentiments humanitaires.


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