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Une sénatrice colombiennne annonce "la libération imminente" d'Ingrid Betancourt et de Clara Rojas

01/05/2007 - telecinco.es, Perfil.com, Le journal du dimanche

La sénatrice colombienne Piedad Cordoba a annoncé "la libération imminente" d'Ingrid Betancourt, de Clara Rojas et son fils Emmanuel, en ajoutant que cette libération serait due "à la pression du Gouvernement français".

Cordoba a fait cette déclaration aux journalistes, dans le cadre d'un forum sur le travail qui a lieu en Medellín, dans le nord-ouest du pays, en ajoutant que l'élargissement de guérilleros annoncé par le président Alvaro Uribe s'accompagnerait d'une déclaration de l'état d'exception.

"C'est totalement faux. "

C'est une affirmation sans fondement. Ce qui a été dit par la sénatrice n'est que mensonges, et c'est totalement faux et imprécis ", a déclaré à l'agence AFP César Velásquez, attaché de presse du Palais de Nariño, le siège présidentiel.

Echange d'otages contre des prisonniers

"D'abord, ils devront libérer les kidnappés qui sont entre les mains des guérillas des FARC et de l'ELN (Armée de Libération Nationale), et, deuxièmement, délivrer les Américains en échange desquels  'Simón Trinidad' et 'Sonia' devraient revenir en Colombie ou dans un autre pays du monde", a ajouté la congressiste.

Les parlementaires a ainsi fait allusion aux rebelles Ricardo Ovidio Palmera, alias "Simón Trinidad", et Nayibe Rojas, alias "Sonia", extradés aux Etats-Unis pour y être jugés.

Le FARC ont conditionné la mise en liberté des américains Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves, kidnappés dans le sud du pays, en février 2003, à la libération "de Simón Trinidad" et de "Sonia".

La France travaille pour leur libération

Le président français, Nicolás Sarkozy, a affirmé que "les discussions se poursuivent" pour obtenir la libération de la femme politique colombienne Ingrid Betancourt, mais il a signalé qu'il s'agissait d'une affaire "très compliquée, très sensible".

Dans une conférence de presse tenue après sa réunion avec le président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, Sarkozy a rappelé qu'il y avait d'autres kidnappés et il a souligné que "c'est un sujet très complexe et il ne faut pas commettre d'erreurs".

"La situation progresse. Ce n'est pas facile, mais déjà nous dialoguons. Croyez-moi, rien que cela est une grande nouvelle ", a indiqué Sarkozy. 


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